Depuis le début de cette aventure, j'ai également tweeté chacun des films que j'ai pu voir. Et je poursuivrai jusqu'à la fin de Toronto. Collés tels quels bout à bout, il en résulte une sorte de pronostic naturel (les films de la compétition sont en italique). Et aussi une masse assez inédite depuis que je pratique ce métier: des dizaines de microcritiques de 140 signes maximum (c'est la contrainte de Twitter.com où vous pouvez aussi suivre cette aventure Venise/Toronto, ainsi que sur Facebook). 140 signes, autant dire rien sinon l'essentiel de l'essentiel: le nom du festival (#venezia67, qui sera suivi par #toronto35 ou #toronto2010); le numéro d'ordre dans lequel j'ai vu les films entre parenthèse; le titre; le réalisateur; la note de 0/5 à 5/5; et à peine une phrase. Le tout reclassé ici selon mes préférences. Ceux qui m'ont convaincus sans réserve sont agrémentés de leur bande-annonce.
Note 5/5
#venezia67 (14): Potiche, F. Ozon (5/5): Ozon se concentre enfin pour livrer le film féministe le + drôle, libre et coloré qui soit. Bravo!
#venezia67 (27). Vénus noire, A. Kechiche (5/5). Il n'existe pas de biopic (de Saartjie Baartman) qui fasse moins de concessions. Explosif
Note 4/5
#venezia67 (2) Black Swan, D. Aronofsky (4/5). Carrie au ballet du diable: Natalie Portman danseuse frigide affronte sexe et Lac des cygnes
#venezia67 (6): Incendies, D. Villeneuve (4/5). Impressionnante plongée de jumeaux québécois dans leurs racines palestiniennes. Une réussite
#venezia 67 (10): Somewhere, Sofia Coppola (4/5). Lost in Translation 2: le nonsens de la célébrité où L.A. remplace Tokyo dans l'absurdité
#venezia67 (13): Letter to Elia, M. Scorsese (4/5): à partir de celui qui lui a donné la flamme (Kazan), Marty livre la clé du bon cinéma
#venezia67 (15): Post Mortem, P. Larrain (4/5): évocation drôlatique de la mort d'Allende en 1973 via le greffier de son médecin légiste
#venezia 67 (20): Le Fossé, Wang Bing (4/5): hallucinante plongée quasi documentaire dans un camp de travail chinois des 50's. Glaçant
#venezia67 (29): The Town, B. Affleck (4/5). Heat version âpre: Ben ne serait-il pas en train de faire un début de carrière à la Eastwood?
Note 3/5
#venezia67 (9): Jianyu, John Woo (3/5). Tigre et Dragons se marient, mais ni l'un ni l'autre ne savent que leur époux est un tueur. Joli.
#venezia67 (11): Silent Souls, A. Fedorchenko (3/5). Un employé aide son patron à faire le deuil de sa femme selon des rites... particuliers
#venezia67 (18): Detective Dee..., Tsui Hark (3/5). Mieux que John Woo, Tsui Hark a bien fait de rentrer à la maison après sa parenthèse US.
#venezia67 (19): Essential Killing, J. Skolimowski (3/5). Dans la peau d'un taliban en fuite, d'Afghanistan aux neiges du Grand Nord US.
Note 2/5
#venezia67 (1): Legend of the Fist, Andrew Lau. Le monde façon Tintin kung-fu vu de Chine. Les Blancs et les Japonais au tapis.
#venezia67 (3): Machete, R. Rodriguez (2/5). La revanche des Mexicains contre les Etats-Unis à coups de machette. 12 ans d'âge mental. Rigolo
#venezia67 (4): Showtime (S. Kwan) (2/5). Jeunes danseurs de la nouvelle Shanghaï ultramoderne cherchent inspiration dans leur passé glorieux
#venezia67 (5): Norwegian Wood, Tran A. Hung (2/5). Amour et dépression, où on se demande comment supporter une beauté formelle aussi lente
#venezia67 (8): Happy Few, A. Cordier (2/5). Deux couples se mélangent dans l'insousiance, mais pas pour longtemps. Trop de blablas bobos
#venezia67 (16): Meek's Cutoff, K. Reichardt (2/5). Le western remis à plat et vidé de ses artifices: intéressant, mais sérieux et ennuyeux.
#venezia67 (21): Vallanzasca, M. Placido (2/5). Entre Mesrine et Le Prophète, sans la finesse d'Audiard et plus répétitif que Richet. Mâle
#venezia 67 (22): Promises written in water, V. Gallo (2/5). Sous-Brown Bunny en N/B où Gallo devient croque-mort pour le corps de sa femme.
#venezia67 (23): Balada triste de trompeta, A. de la Iglesia (2/5). Histoire trop criarde et dispersée d'un clown-tueur triste sous Franco
#venezia67 (24): Surviving Life, J. Svankmajer (2/5). Drôles dix minutes, les collages animés et grisâtres du maître tchèque lassent vite
#venezia67 (25): Noi credevamo, M. Martone (2/5). Après 30 minutes intéressantes, c'est blablabla...Revoluzione!...blablabla...Democrazia!..
Note 1/5
#venezia67 (7): Miral, J. Schnabel (1/5). Prêchi-prêcha rongé par les effets de style et le non-jeu de Freida Pinto sur le Proche-Orient. Nul
#venezia67 (12): La belle endormie, C. Breillat (1/5). Transposition TV de La belle au bois dormant avec effets risibles et acteurs poussifs
#venezia67 (26): Homeland, S. Tzoumerkas (1/5). Mélo sur fond de manifs grecques, maxi ambitions, mini moyens vainement cachés au montage
#venezia67 (28): Attenberg, A. R. Tsangari (1/5): interminable et terne illustration du cinéma d'auteur dans ce qu'il peut avoir de barbant
Note 0/5
#venezia67 (17): The Child's Eye 3D, des frères Pang (0/5). Enièmes maison hantée et fantômes asiatiques, en relief rigolo mais sans script



