Les problèmes techniques épargnent mon blog ce matin (ils se sont corrigés seuls, sans intervention humaine, ce qui me plonge dans des affres d'interrogation). Mais bon.
Regardez bien cette image...
Derrière le costard noir à droite, qui passe en jeans et chemise blanche, vous le reconnaissez avec ses jolis cheveux gris légèrement bouclés? (un indice est dans le titre de ce billet...)
Bon sang, mais c'est bien sûr: c'est Fabrice Luchini. Il passait par là dans un couloir de l'Excelsior, venu défendre le formidable Potiche de François Ozon. Comme un furet, il est passé par là.
Sauf que lui, il n'est pas repassé par là: après la conférence de presse, où il était visiblement agacé que les journalistes n'interrogent que Catherine Deneuve, il a honoré une ou deux interviews, puis il a purement et simplement annulé toutes les autres. La mienne comprise.
Aucun esprit de vengeance ici. Juste un sentiment un peu désolé pour lui. Fabrice Luchini s'imagine-t-il si grande vedette internationale? Une chose est sûre: s'il en devenait le début du commencement grâce à l'ovation extraordinaire que que le film a obtenu samedi soir (ce qui a amené l'équipe a faire une telle fête que François Ozon, qui s'est couché à 6 heures du matin, a failli vomir pendant les entretiens de dimanche et a dû se porter très pâle en fin de journée!), Fabrice Luchini n'est à présent, aux yeux de la presse internationale qui le connaissait à peine, qu'une petite diva parisienne de plus.
Ce qui forcément dommage: pour une fois qu'un film échappait à l'étiquette "parisien" (très péjorative aux yeux des cinéphiles étrangers, car synonyme de cinéma bobo bavard), Fabrice Luchini s'est senti le besoin de jouer les Robert DeNiro. Potiche ne méritait pas ça, pas plus que l'affection que les francophones ont pour cet acteur. Dommage, vraiment, pour un film dont, pour une fois, même la campagne publicitaire du film était si belle.



