Je ne sais pas pour vous, mais j'ai une certaine tendresse envers Edouard Balladur. Il aime Proust, il est aimable et onctueux, avec toutefois un petit côté cassant - j'ai tenté de le faire parler des "affaires" et de Jacques Chirac, mardi, pour une interview à paraître dans Le Temps, et il m'a intimé l'ordre de parler d'autre chose, sur le ton de son mythique "je vous demande de vous arrêter".
Sur le fond, on sent Balladur mal à l'aise face au tournant volontariste et dépensier de son poulain Sarkozy. "Je trouve que l'apologie de l'Etat à laquelle se livrent certains en France et à l'étranger, y compris dans l'entourage du président de la République, tout à fait excessive", m'a dit l'ancien premier ministre en m'autorisant à le citer "expressis verbis".
Les réserves balladuriennes sont importantes. Elles signifient qu'à un moment donné, avant 2012, Nicolas Sarkozy va devoir faire un choix entre son enthousiame pour le volontarisme économique, prôné par son conseiller Henri Guaino et financé à coup de milliards (de dettes), et le rigorisme de personnages comme Balladur ou Fillon. En d'autres termes, il y aura un moment de vérité. On se réjouit de voir comme le président négociera, dans ses discours et dans ses actes, ce nouveau virage.





Une tendresse pour " sa suffisance" ? ballamou est infect
Rédigé par: cassandre | 25 novembre 2009 à 21:16
Balladur comme Gaino et Fillon vit aux crochets de l'état ; bel exemple !
Rédigé par: mongka | 09 novembre 2009 à 18:14