Je suis de gauche, moi, môssieu!
Les réactions courroucées des internautes de gauche qui me font l'honneur de fréquenter ce blog ont ravivé en moi une vieille question: pourquoi y a-t-il tant de gens, en France, qui éprouvent le besoin de proclamer constamment leur appartenance à la gauche?
Je me rappelle être monté dans un taxi avec une sociologue, Jeanine Mossuz-Lavau: nous revenions tous les deux d'une conférence organisée par des gens de l'UMP. «Je suis de gauche», m'expliqua-t-elle d'emblée, alors que je ne lui avais rien demandé. J'ai vu plus tard qu'elle s'était inscrite au comité de soutien de Ségolène Royal.
A l'inverse, on m'a décrit la pénible situation d'une productrice de Canal+ qui a voté Sarkozy. Elle est la seule dans son milieu, et les gens la regardent bizarrement lors des dîners. Elle n'ose pas avouer qu'elle est de droite dans son entreprise, parce que ses collègues sont culturellement «progressistes».
Peut-être qu'un jour, les Français de gauche comprendront qu'on peut voter écologiste aux européennes, Sarkozy à la présidentielle et socialiste aux municipales - bref, qu'il est possible, voire souhaitable de changer de camp en fonction des enjeux, des programmes ou des candidats. Et qu'il n'y a pas besoin de revendiquer toute sa vie une étiquette politique pour être un citoyen libre et rationnel.



Pour mémoire, la Commune fut un mouvement insurrectionnel qui exerça brièvement le pouvoir à Paris en 1871 avant d'être écrasé dans le sang. Elle reste une référence de
La maladie dont souffre l'ado de mon ami s'appelle l'élitisme. Elle frappe les jeunes issus de milieux non-défavorisés que leur famille a inscrit dans un lycée prestigieux (Louis-le-Grand, dans ce cas précis) afin de préparer les concours des grandes écoles. Et ses effets les plus dévastateurs sont psychologiques.
Au risque de me faire à nouveau insulter - je reviendrai, plus tard, sur les
Mais à la réflexion,
m’expliquait le mathématicien, l’université
française sert bien à quelque chose: elle donne
bonne conscience à tous ceux qui pensent que le pays des
Lumières dispense à ses enfants une éducation
«progressiste» et digne des «valeurs
républicaines». L’idée est belle, tant
pis si les résultats ne sont pas au rendez-vous.
L'industrie française, déjà mal en point, va-t-elle devoir affronter une concurrence déloyale de la Suisse? Autrefois affreusement cher, le pays des Helvètes est devenu, grâce à la flambée de l'euro, beaucoup plus abordable. Avec des conséquences sympathiques: un chômage ridicule (2,6%) et des exportations industrielles en hausse.
La cure d'amaigrissement que Nicolas Sarkozy veut imposer à l'Etat français a commencé de façon surprenante, vendredi, au ministère des Finances. A peine le président avait-il terminé son discours sur la «modernisation des politiques publiques» que les centaines de fonctionnaires présents se sont rués sur un somptueux buffet apporté - aux frais du contribuable - par le service traiteur du Bon Marché, le plus cher des magasins parisiens.
Sans son ministère de l'Identité nationale, Nicolas Sarkozy n'aurait peut-être pas été élu président. Mais aujourd'hui, Brice Hortefeux préfère éviter le sujet. Je lui ai posé la question ce matin à l'Assemblée nationale: «La promotion de l'Identité nationale, ça avance?» Réponse du ministre: «Vous définissez ça comment, vous?»

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