Carla, Sarkozy, Chirac: les potins du voyage à Londres
Parmi les sujets de conversations entre journalistes qui ont suivi le président en Grande-Bretagne, ce coup de fil de Nicolas Sarkozy à Franz-Olivier Giesbert: le chef de l'Etat n'a pas du tout apprécié une chronique parue dans «Le Point», qui lui conseillait de ne pas laisser son fils Jean approcher de Carla Bruni. De peur que celle-ci ne le «croque» à son tour.
Autre info: Jacques et Bernadette Chirac ont été aperçus dans un restoroute près de Châteauroux, en train de manger un plateau-repas au milieu de clients ébahis. C'est dur, le retour à la vie ordinaire.
Enfin, ce petit échantillon d'humour sarkozien. Lors de son voyage à Londres, le président lance à la cantonade: «Y a-t-il un photographe français dans la salle?». Un homme lève timidement le bras. «Dehors!», ordonne alors Nicolas Sarkozy. Le photographe s'apprête à s'exécuter, tête basse. «Mais non, reste, c'était pour rire», dit alors le chef de l'Etat. Drôle, non?



Anecdote effarante, contée cette semaine par un reporter qui suivait le président à Londres. Nous sommes à la fin des années 1990. Le journaliste est invité à la mairie de Neuilly afin de rencontrer pour la première fois Nicolas Sarkozy. Après l'apéritif, ce dernier s'impatiente et veut passer au dîner. Un convive s'inquiète alors du devenir des petits fours, qui n'ont pas été mangés.
Anna Bitton, journaliste au «Point» et auteur d'un livre sur Cécilia, ne suivra plus Nicolas Sarkozy dans ses voyages officiels. Elle a été rayée de la liste des reporters autorisés par l'Elysée, malgré ses demandes d'accréditation réitérées. «C'est du jamais vu, c'est scandaleux, estiment des membres de l'association de la presse présidentielle. Sarkozy ne peut pas choisir ses journalistes.»
Cécilia Ciganer-Albeniz, ex-Sarkozy, a vraiment une dent contre son ancien mari. Après avoir épousé le publicitaire Richard Attias, ce week-end à New York, elle fait distribuer aux rédactions des photos de Louis, fils de l'actuel président, en train de jouer au pistolet à eau avec son nouveau beau-père.
Dans son édition de jeudi, le Nouvel Observateur «prend acte» des déclarations de Cécilia Ciganez-Albeniz, ex-Sarkozy. Celle-ci a expliqué à la police qu'elle n'avait reçu aucun message dont le contenu approcherait le «Si tu reviens, j'annule tout» publié sur le site de l'Obs. Le magazine défend cependant la «bonne foi» de son journaliste Airy Routier. Selon la direction, citée par Libération, «la source paraît solide» (tiens, il n'y en a plus qu'une?), mais il y a pu y avoir «une erreur sur la datation».
Comment recaser David Martinon? Le porte-parole de l'Elysée, ignominieusement largué par sa hiérarchie au cours du week-end, pourrait hériter du poste de consul général de France à New York ou à Los Angeles. Mais le député socialiste Arnaud Montebourg a une autre idée: «Ils devraient le nommer ambassadeur en Suisse», expliquait-il, goguenard, lors d'une rencontre impromptue devant l'Elysée.
Anti-héros malheureux du feuilleton des municipales à Neuilly, David Martinon professe un détachement zen à l'approche du second tour, dimanche. Interrogé jeudi pour savoir s'il aurait un pincement au coeur à l'annonce des résultats, le porte-parole de l'Elysée s'est retranché derrière une déclaration pudique: «Je ne suis pas là pour évoquer ce que je peux ressentir... je ne suis pas là pour vous faire part de mes sentiments», a-t-il expliqué lors du point de presse de la présidence.
Et encore un fan de la Suisse dans la classe politique française! L'ex-ministre et jeune loup de la droite François Léotard, auteur d'un pamphlet contre Nicolas Sarkozy, ne tarit pas d'éloges sur l'Helvétie: une vraie démocratie respectueuse des citoyens, décentralisée, un modèle d'avenir dont la France devrait s'inspirer...
En visitant une exposition sur les dessins de Victor Hugo, l'autre jour à Lausanne, je suis tombé sur une oeuvre troublante: on y voit un personnage au corps raccourci, au nez prononcé et à la chevelure ondulant vers le haut, qui semble très agité. Plus je le regardais, et plus je lui trouvais une ressemblance avec Nicolas Sarkozy, devenu président de la France 122 ans après la mort du grand écrivain. 


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