L’art français d’être à côté de la plaque
Face à un vrai problème, posez la mauvaise question. Le réflexe est courant chez certains intellectuels français, comme le montrent le récent appel de «Marianne», jugé «caricatural et grotesque» par l’Elysée, et les inquiétudes du patron de «Libération», Laurent Joffrin, qui dénoncent tous deux l’instauration rampante d’une «monarchie élective» en France.
Leur préoccupation paraît
légèrement à côté de la plaque, au
moment où Nicolas Sarkozy dévisse dans les sondages, où
la presse le descend en flammes et où le premier ministre
François Fillon retrouve un rang conforme à l’ordre
institutionnel. Mais Joffrin, «Marianne» et les
signataires de l’appel – François Bayrou en tête –
n’en démordent pas : selon eux, il y a un risque de dérive
autoritaire, la liberté de la presse est en danger, les fous
de Dieu menacent la séparation de l’église et de
l’Etat, etc.
Le problème n’est même pas que ces postulats soient faux. Mais plutôt qu’ils passent à côté des enjeux de la vie réelle en France: salaires trop bas, industrie pas assez compétitive, système social coûteux et mal financé. L’ennui, c’est que la majorité des intellectuels français ne connaissent rien, ou pas grand-chose, à l’économie. Du coup, personne n’a fait circuler de pétition pour soutenir la grève des caissières. Dommage.




Parmi les ouvrages en préparation, le «Ça va mal finir» de François Léotard devrait être l'un des plus remarqués. L'ex-ministre de droite, qui avait côtoyé Nicolas Sarkozy dans le gouvernement Balladur de 1993-1995, affirme qu'il a voté pour lui et que depuis, il «dort mal». «Il déroule les événements depuis 2007 et dit que tout le déçoit», explique-t-on chez Grasset, son éditeur.
Lundi, rebelote. Votre honorable correspondant appelle le service de presse de l'Elysée au sujet de
Aux yeux des médias, cette question de pirogue est même devenue un test décisif: si Nicolas Sarkozy ose réitérer l'escapade sur le fleuve avec sa nouvelle femme, il montrera qu'il est incorrigible, provocateur et désespérément accro aux 
Le designer Philippe Starck affirme ainsi: «Aucun pays n'a repris à la France son devoir de rayonnement, d'utopie, de proposition de société. Nous sommes le phare du monde.» Rien que ça! «Evidemment, il faut éviter d'être arrogant, ajoute Starck. [Mais] je préfère être arrogant et exister, que rien.»

Les commentaires récents