La France qui ne marche pas: pluie de réactions et cinq nouvelles entrées!
Franc succès pour le «dictionnaire de la France qui ne marche pas» placé sur ce blog il y a quelques jours. Notre humble proposition a suscité des réactions amusées, courroucées ou approbatives, mais aussi des suggestions de nouvelles entrées dans le dictionnaire.
Outre les réactions postées ci-dessous, nous en avons repérées d'autres sur kelblog. Certains internautes s'offusquent qu'un étranger (je ne le suis qu'à moitié car j'ai aussi la nationalité française) puisse critiquer ainsi la «cinquième puissance mondiale». D'autres suggèrent de proposer aussi des solutions: ils ont parfaitement raison, mais ça va demander du boulot. D'autres, enfin, ont allongé la liste des dysfonctionnements hexagonaux. Voici leurs propositions:
Les demi-finales de rugby contre l'Angleterre: la France ne les gagne pas, surtout quand elle est favorite.
Les demandes de permis de construire: l'administration est horriblement tâtillonne.
Les gens qui râlent systématiquement: un mal français, profondément enraciné, qui conduit à dénigrer toute tentative de réforme. Variante: les gens qui prétendent que ça ne va pas si mal en France, et qu'il ne faut rien changer.
Le système de santé: bien sûr, c'est gratuit et les médecins sont bons. Mais certains services d'urgence font peur: allez à l'hôpital Bichat, un jour férié, avec ses vitres cassées, son sang qui sèche par terre, ses SDF bourrés et ses médecins à l'air fou, et vous verrez ce que je veux dire. En dix ans, la France a emprunté l'équivalent de 110 milliards d'euros pour financer son système de santé...
Les taxis parisiens: ils fonctionnent, mais semblent obéir à une loi ennuyeuse: on n'en trouve pas quand on en a besoin (en semaine, le matin) et on en trouve quand on n'en a pas besoin. Le récent rapport Attali note que les taxis parisiens n'ont pas le droit de prendre des clients en Ile-de-France... Une absurdité de plus dans le «modèle français». (photo Keystone)



Avec ses Ray-Ban genre pilote militaire, Nicolas Sarkozy assume son image de «Tom Cruise du pauvre» - l'expression, citée dans
Carla Bruni a réagi par des pleurs à l'article de «
Les écrans d'information SNCF et RATP: «Ce dispositif est provisoirement hors service. Nous vous prions de nous en excuser.» Des variantes de ce message s'affichent dans toutes les gares de France, sur de gros téléviseurs dont le taux de panne est astronomique. Et lorsqu'ils marchent, les écrans annoncent de mauvaises nouvelles: grèves, incidents techniques, voyageurs écrasés. Sordide.
Manteau bleu ciel, ensembles pseudochinois, vestes froncées, plissées, gaufrées... mais où Laurence Parisot va-t-elle chercher tout ça? Sur le plan vestimentaire, la patronne des patrons n'a en tout cas pas peur de détonner (et d'étonner) dans un personnel politique féminin coincé dans les tailleurs Chanel et les carrés Hermès, ou, pire, dans des tenues de matrones ringardes.
Péroraison de Nicolas Sarkozy, cette semaine dans le Golfe, sur l'intérêt disproportionné des médias pour sa vie privée. Après avoir convié des journalistes à boire un verre avec lui, il s'est posé en victime, cigare à la main: «C'est honteux! On a même publié le prix de ma montre [cadeau de Carla Bruni, ndlr]! Vous vous rendez compte! Mais qui ça peut intéresser?!»
Même s'il s'est retenu - autocensuré, diront certains - Bruno Le Maire, ancien bras droit de Dominique de Villepin, a gardé quelques anecdotes cocasses dans son livre «Des hommes d'Etat» édité chez Grasset (lire
L'entourage de Nicolas Sarkozy a tenté de justifier son omission très remarquée des sujets économiques, mardi, lors de sa grande
Combien de voitures brûlées? La question agite la classe politique française après un 31 décembre mouvementé. Le ministère de l'Intérieur annonce 372 véhicules incendiés, l'opposition socialiste craint un bilan beaucoup plus lourd.


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