La question suivante taraude les commentateurs sportifs français depuis le match nul de mardi dernier. En plus, bien sûr, de l'état très moyen de l'équipe de Zidane. Où sont passés les supporters? Tout le monde à remarqué qu'à Stuttgart, si la Nati n'a pas gagné sur le terrain, la Suisse l'a emporté dans les tribunes. Des dizaines de milliers de spectateurs en rouge et blanc contre bien moins de dix mille en bleu-blanc-rouge. Guy Roux, l'entraîneur retraité d'Auxerre et maintenant expert de l'expertise, s'en est étonné comme d'autres plusieurs fois sur le plateau de Canal+, et comme d'autres, il comprend mal ce mystère. «Stuttgart n'est n'est pas plus éloigné de la frontière française que de Bâle», a-t-il déclaré avec une précision de géographe.
Officiellement, toutes les fédérations ont reçu le même nombre de billets. Et la Fédération Française de Football (FFF) affirme avoir vendu tout le contingent. «C'est donc que les Suisses ont acheté leurs billets sur Internet», a continué Guy Roux. Et c'est donc, l'explication n'est pas si compliquée, que les Français ne l'ont pas fait.
Le Temps de samedi consacre une page entière à la ferveur footballistique des Allemands et à l'engouement de toute la population. J'ai eu l'occasion, lorsque je traînais mes guêtres à la rubrique sportive de ce journal, de suivre le Mondial de 1998. Je ne me rappelle pas avoir vu autant de stades pleins et aussi colorés pendant la phase de poule que cette année. Et je ne suis pas non plus étonné qu'il n'y ait pas eu beaucoup de candidats spectateurs français assez prompt pour acheter des billets quand ils étaient disponibles.
Le souvenir de la deuxième semaine du mondial 98, et surtout de la dernière, avec les demi-finales et la finale victorieuse, suivie d'une incroyable fête dans les rues de Paris, a occulté l'assez morne indifférence et le scepticisme qui a précédé le début de la compétition et qui a accompagné les premières performances des Bleus. Les Français se sont réveillés tard en 98 et il n'est pas étonnant qu'ils ne l'aient pas été au moment de l'ouverture des guichets électronique de 2006. D'autant qu'ils font preuve (c'était déjà le cas au début en 98, et en 2002 du début à la pénible fin) d'un véritable manque d'enthousiasme à l'égard de Zidane et de ses compagnons (dont on peut dire, sans parti-pris, qu'ils en manquent eux aussi, mais sur le terrain).
Je rencontre à Paris peu de gens qui n'ont regardé aucun match depuis le vendredi 9 juin. Je n'ai rencontré pratiquement personne qui n'était pas devant la télévision mardi dernier.
Mais pas un seul de ces téléspectateurs (et pas une seule de ces téléspectatrices ou quand même -teurs… depuis que le télespectatorat du foot est mixte les difficultés lexicales se sont multipliées par deux) n'imagine un instant que la France pourrait arriver en finale. Et si elle était éliminée au terme de la phase de poule, la plupart d'entre eux (et d'entre elles) dirait avec un soupir: «Je vous l'avais bien dit». Il n'y a pas besoin d'aller chercher plus loin la supériorité des autres escouades nationales dans les tribunes du Mondial. La passion pour les Bleus peut encore attendre, et si elle peut attendre, c'est bien qu'elle n'était pas au rendez-vous des achats sur Internet. Mais si la France se qualifie en demi-finales, bien sûr, ce sera autre chose. Je peux vous assurer qu'il y aura un grand nombre de gens pour oublier leur première impression et pour jurer sur le drapeau tricolore: «J'y ai toujours cru; je vous l'avais bien dit». (L.W.)
Supporter français cherchant désespérément des compatriotes dans les tribunes du stade de Stuttgart.
Décidemment, c'est de l'acharnement... après avoir vilipendé les bleus c'est maintenant le soit disant manque d'enthousiasme des supporters qui vous occupent...c'est donc que vous n'avez rien à écrire sur votre équipe pour parler des autres?
Un peu à la manière de la presse anglaise, on voit la paille devant la maison du voisin en oubliant la meule de foin que l'on a dans son jardin.
Alors si j'ai bien compris, un jour le français est trop patriote à en être arrogant et un jour il ne l'est pas assez.
Donc au nom de tous les français, pardon pour tous nos défauts...
Et maintenant de grâce, foutez nous la paix!
Rédigé par: Nono | 18 juin 2006 à 17:58
Je pense que tu fait fausse route. Si c'est laurent wolf qui a ecrit ce papier, sache qu'il vit en france, et je crois même qu'il est francais, et quand bien même il serait suisse, on sent dans ces papier qu'il se sent très francais (il se dit même supporter de l'equipe de france).
Pour le reste, il ne fait que decrire un trait de caractère des francais dont on a déjà parlé, celui de penser qu'ils ont toujours raison. Même quand ils ont tort. Et qu'ils sont meilleurs que tout le monde, chaque francais se croit meilleurs que le selectionneur national en fonctions. C'était pareil pour Jacquet... jusqu'à ce qu'il devienne un hero national.
Rédigé par: Jak | 19 juin 2006 à 10:45
Je suis français, je ne comprends pas vraiment ces caricatures ridicules ... "les français pensent qu'ils ont toujours raison ..." !
Et les suisses ? Ils mangent du Milka là-haut sur la montagne dès lors qu'ils ont terminé de fabriquer des montres ?
Connerie... !
Rédigé par: Kireg | 20 juin 2006 à 16:03
Oui, si l'on en croit le film "Bienvenue en Suisse" :D
Rédigé par: Emma | 21 juin 2006 à 09:09