Vous avez vu la France? Pas la France qui a joué mardi soir contre l'Espagne (et un et deux et trois-zéro!), non, la France dont l'équipe qui la représente au mondial aurait dû être, selon les commentateurs commentaristes, le fidèle portrait: vieillissante, incapable de changer de tactique, figée dans ses habitudes, et, disaient les prévisionnistes prévisionneurs qui tracent des courbes dont ils pensent qu'elles indiquent la direction de l'avenir, condamnée à la condamnation, c'est-à-dire à l'élimination définitive au terme d'un premier tour au cours duquel elle ne se qualifierait pas pour le grand marché mondial parce qu'elle est inréformable.
Excusez ce discours confus. Mais quand les choses se confondent il est difficile d'éviter la confusion. Donc je reprends au début. Avant le Mondial et pendant le premier tour, j'ai entendu dire plusieurs fois que l'équipe de France, vieillissante, incapable de changer de tactique, etc., était le fidèle portrait de la France en général. Que l'entêtement de son entraîneur ressemblait à celui de son Premier ministre. Que le dernier match de Zidane serait aussi pathétique que la dernière année présidentielle de Jacques Chirac. Que tout cela montrait la lâcheté des responsable politiques et sportifs français, qui ne savent pas faire le choix de la jeunesse et restent attachés à leurs privilèges.
Réponse, et un et deux et trois-zéro pour l'analyse avant les matchs. Et un et deux et trois-zéro pour la vision politique. Et trois-zéro pour cette vision métaphorique du football. Elle ne dure que ce que durent les matchs. Et encore, il faut voir à la mi-temps.
"Tu déconnes ou quoi", me dit mon ami Marcel (que j'ai déjà cité dans ce blog et dont je vous prie d'excuser le langage direct). "Tu déconnes?" (bon, ça va, arrête, Marcel!). "Il y a quand même quelque chose qui m'a plu mardi soir, c'est de voir cette bande de jeunots se faire enfumer par des vieux". "Tu déconnes, Marcel!" (excusez-mon langage, mais Marcel n'aime pas qu'on tourne autour du pot). "Tu déconnes, à 34 ans, on n'est pas vieux, et Vieira, à 30, il est juste deux fois plus jeune que toi, qui est capable de vider un demi sans respirer. Alors". "Ce que je veux dire, continue Marcel, c'est que les joueurs français ont assimilé la différence d'âge, qu'ils ont intériorisé leur propre s
ituation et qu'ils ont, de ce fait, su prendre en défaut la vanité de leurs adversaires". "Ah bon, je réponds, tu as lu ça où?" "Ben, nulle part, le match est à peine terminé". Il faut dire que Marcel m'a dit ça avant la fin du temps réglementaire. Tout aurait été différent si les Espagnols avaient marqué trois buts pendant les arrêts de jeu. "Ouais, conclut Marcel après que je lui en fasse la remarque, et on aurait continué à dire que les joueurs français sont vieillissants et que les vieux sont foutus. Tu parles!"
Conclusion: le football est métaphorique, mais il n'est métaphorique que de lui-même. (L.W.)
"Que le dernier match de Zidane serait aussi pathétique que la dernière année présidentielle de Jacques Chirac."
Si Zidane a réussi son sursaut, Jacques Chirac restera pathétique jusqu'au bout de sa carrière. Zizou a su rebondir contre l'Espagne. Et d'autre part, il est capable de s'arrêter. Il connaît ses limites: il stoppera sa carrière internationale au terme du Mondial. Tandis que Jacques Chirac tout comme son complice Dominique de Villepin s'aggrippent, s'accrochent à leur mandat. Incapables de lâcher prise et de rebondir.
Rédigé par: Lionel | 28 juin 2006 à 21:52
La presse fr. écrite et télé a completement oublié de parler du plongeon du jeun Henry. Pour pas montrer le mauvais exemple au jeunes? Son entraineur d'Arsenal a dit recemment ahir la simulation dans le football. Il ne l'a pas repeté en commentant le match pout TF1. Saviez vous qu'Henry, aprés le match perdu par Arsenal face à Barcelone avait dit "j'apprendrai a plonger". Au moin lui il ne se dement pas!
Rédigé par: marco | 29 juin 2006 à 11:14
et oui marco...
la victoire tient à des détails!!!
Comme le premier corner de la France en finale de 98, que R. Carlos laisse filer parce qu'il croit avoir droit à une sortie de but!!! Sait-il à ce moment-là qu'il offre un but à la France? Et qu'il aurait mieux fait de jouer le coup à fond au lieu d'être attentiste?
Un plongeon et une simulation mènent quelquefois très loin...
Même si la victoire de la France est méritée, ce genre de détails est un peu énervant!
Rédigé par: seppi | 29 juin 2006 à 13:08