Le Mondial, c'est fini. Nous avons ouvert ce blog parce que nous aimons le jeu, avec ses merveilles et ses insuffisances, ses suprises, sa passion et quelques fois son ennui. Des journées entières à y penser, à en parler, et pas mal de temps à écrire. Nous avions parié, mon...
Lire la suite C'est fini?
K.-o debout. Dans le bar d'Avignon où j'ai connu ce dimanche soir la fièvre, l'espoir et le chagrin, dans ce bar comme il en existe des milliers en France, nous avons soudain cru que le ciel nous était tombé dessus. Zidane avait failli marquer d'un coup de tête, Buffon avait...
Lire la suite Quand Zidane a vu rouge et retrouve sa liberté
On ne pouvait pas deviner quand on a donné son titre à ce blog, le 7 juin dernier. Le Mondial s'est terminé sur un coup de tête. Celui que personne ne pouvait prévoir, à moins qu'il n'ait été prévisible. On a déjà vu Zinédine Zinade pèter les plomps, si je...
Lire la suite Vous avez dit «Coups de tête»?
«Dis-donc, Marcel, qu'est-ce que tu fais en attendant le début du match? Tu pionces, tu prépares le pique-nique, tu tournes en rond comme un lion en cage?» «Ce que je fais, me répond Marcel. Qu'est-ce que je fais au juste, je ne sais pas. Peut-être que je me contente d'attendre....
Lire la suite Miettes à une heure du coup d'envoi
Comment se dire adieu? Cette question hante chacun. Elle commande secrètement toutes nos relations:celles que nous avons avec nos proches, avec une femme ou un homme aimé, avec un métier subi ou vécu dans l'impatience du désir, avec un sport pratiqué longtemps auquel on doit renoncer etc. Nous savons qu'à...
Lire la suite Le roi se meurt, vive le roi!
«Pourquoi Et le coup du pouce du joueur de flûte?» me demande Marcel en me regardant d'un drôle d'air.«Pourquoi quoi?» je lui rétorque.«Pourquoi Et?» il me dit. Mon cher Marcel, je vois que tu me lis attentivement, mais tu es victime, comme moi, de la logique du logiciel. Les notes...
Lire la suite Et le coup de pouce du joueur de flûte
L'équipe de France a quitté son camp de base situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Hanovre pour aller s'établir à Berlin, avant d'y jouer la finale. Jusque-là, ils résidaient depuis près d'un mois dans un hôtel de luxe, le Schlosshotel Munchhausen de Aerzen/Hameln. La plupart des experts...
Lire la suite Le coup du pouce du baron...
Un héros mystique, Zidane, comme le dit mon voisin de blog? Peut-être. Un héros en voie de canonisation sportive et plus si affinité? Sans doute. Le plus grand joueur de football de ces dix dernières années? C'est certain. Même si rien ne l'était moins il y a un mois, encore...
Lire la suite Mon verre à dent «Zizou»
André Malraux aurait dit que le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas - on lui conteste la paternité de cette formule. Raymond Domenech aurait affirmé dans un moment d'épanchement que le football sera astral ou ne sera plus. Une certitude: le footballeur est mystique. Pas à la manière...
Lire la suite Zidane, le triomphe d'un mystique
"Tu t'ennuies?" me demande Marcel. "Non, en fait, pas vraiment, c'est bizarrre". "Moi non plus, dit-il, et je n'arrive pas à comprendre pourquoi". Nous sommes assis à une terrasse de café, où il est enfin possible de venir s'installer sans risquer d'attraper une insolation et sans manquer la retransmission d'une...
Lire la suite Pendant la pause
Italie-Allemagne, au bout de l'ennui. Sur le canapé de mon ami Damien, à deux pas de l'hôpital à Genève, nous assistons au choc de la peur. C'est la fin du Mondial. Le ventilateur dissipe mollement la torpeur ambiante. Nous étions 14 le soir de Suisse-Corée du Sud. Nous sommes cinq...
Lire la suite Quand triomphent l'ennui et le football à la grecque
"Tu nous soûles, tu nous prolongationnes, tu nous tires au but et match d'appui", me dit Marcel qui trouve mes chroniques un peu trop longues. "L'Internet, c'est du bref, du une-deux, éventuellement du une-deux-trois, mais pas plus. Alors que toi, c'est adverbe plus adjectif, plus emberlifiquembrouilles. Si les joueurs en...
Lire la suite Match d'appui, prolongation, tirs au but etc.
Difficile de savoir ce qu'est un bon ou un mauvais perdant. Le bon perdant est-il celui qui reconnaît la supériorité de l'adversaire quand ce dernier a dominé la situation? Ou faut-il préférer le perdant qui reste de mauvaise foi jusqu'à la fin, insulte les commentateurs, l'arbitre, la hauteur du gazon,...
Lire la suite Le blues des perdants
"C'est Lazare, ton Zidane et ses apôtres". Au téléphone, mon ami Damien bougonne, dans cette nuit de liesse française. Il est fâché, Damien. Il soutient la Suisse, l'Italie et le Brésil depuis l'âge du préau. C'est chez lui, sur son canapé, que j'ai vu il y a neuf jours à...
Lire la suite Thierry Henry, footballeur-poète
Mon ami Marcel est dans un état, je ne vous dis pas. Il hurle par la fenêtre des propos incohérents, auxquels répondent, venus des fenêtres voisines, d'autres propos aussi bruyants et tout aussi incohérents. Marcel, je l'ai à peine vu depuis le but français, et la fin du match a...
Lire la suite Le vacarme des soirs de victoire
Je ne boude pas mon plaisir. Mais en attendant le début du match Portugal-Angleterre, je ne peux pas m'empêcher de faire part de quelques doutes. Huit ans après l'affaire Festina, huit ans après le Mondial français, le cyclisme est une fois de plus plongé dans la catastrophe. Seule différence, peut-être,...
Lire la suite Le foot est propre, mais quand même
Les pénalties encore. Les larmes qui dégoulinent sur les joues de l'Argentin Roberto Ayala. Jürgen Klinsmann, lui, fait des bonds de joie. Dans la tribune officielle, Angela Merkel, la chancelière, colle une bise de dame patronnesse sur la joue du Kaiser Franz Beckenbauer, tout rouge. Le rideau vient de tomber...
Lire la suite L'Argentine perd, les esthètes pleurent
«Dis-donc, Marcel, tu lis mon blog, ou quoi?» Marcel me regarde avec un brin de compassion.«Bien sûr que je lis ton blog. T'es un ami, ou bien». «Ouais, ça n'en a pas l'air, tu ne me dis rien, tu ne fais aucun commentaire», je réponds. «Parlons-en, des commentaires, continue Marcel....
Lire la suite Dis-donc, Marcel, tu lis mon blog?
Vous avez vu la France? Pas la France qui a joué mardi soir contre l'Espagne (et un et deux et trois-zéro!), non, la France dont l'équipe qui la représente au mondial aurait dû être, selon les commentateurs commentaristes, le fidèle portrait: vieillissante, incapable de changer de tactique, figée dans ses...
Lire la suite Du football métaphorique
Le match le plus dramatique, le plus intense aussi. Le plus beau moment de mon Mondial. Oui, hier, quand Franck Ribéry a couru comme un possédé après son coup de rein merveilleux de la 41e minute, quand il s'est jeté dans les bras de Raymond Domenech, j'ai eu un frisson...
Lire la suite Zidane le roi retourne en enfance