En Haïti, les jours passent mais ne se ressemblent pas…
Depuis mon arrivée en février, je suis surprise par la rapidité de l’évolution du projet qui a été mis en place par Handicap International et je rêve que le pays tout entier puisse évoluer aussi vite, car malheureusement ce n’est pas le cas !
J’ai commencé à travailler dans les hôpitaux et je me rappelle encore le stress permanent lié à l’urgence, il fallait faire vite, les besoins en soins médicaux et en rééducation pour éviter les infections, ou les complications liées aux fractures étaient énormes !
Je travaillais 7 jours sur 7, entre les prises en charge et les réunions d’équipe, j’étais tellement épuisée ! Mais le stress porte et les forces sont décuplées dans des conditions extrêmes. Aujourd’hui, je travaille au centre d’appareillage au cœur de la ville de Port-au-Prince, nous recevons 35 personnes en moyenne par jour et 30 personnes par semaine pour une consultation.
L’heure est à la construction, au propre comme au figuré, les Haïtiens qui sont appareillés, doivent à présent réapprendre à vivre au quotidien. Tout ce qui concerne la mobilité bien entendu, mais pas seulement, il faut repenser à l’avenir.
Depuis plus d’un mois, je fais passer des bilans pour évaluer la vie actuelle des bénéficiaires ; leur conditions de vie en général : le lieu de vie, la famille, le travail et le revenu économique, etc..
Cela me permet de mieux cerner les problématiques liées à l’accessibilité, mais aussi l’habitat (le plus souvent une tente), le travail (la majorité des Haïtiens rencontrés au centre n’ont plus de travail et/ou de fonds propres) et la famille (combien de membres de la famille sont décédés lors du séisme, et qui prend en charge le bénéficiaire ?).
Ces évaluations m’ont permis de répondre à certaines priorités, comme cette jeune fille double amputée qui vivait sous une bâche sans famille, donc sans soutien financier à qui nous avons pu fournir une tente rapidement. Ou cette jeune fille de 18 ans qui n’accepte pas son amputation et qui va bénéficier d’un suivi psychologique.
Il est temps d’évoluer vers une prise en charge spécifique pour chaque bénéficiaire, la rééducation est caractéristique à la personne et les besoins sont ciblés en fonction du résultat des évaluations de chacun.
Ces informations permettent aussi de comprendre les difficultés liées à l’environnement, ou de provoquer une prise de conscience des obstacles concernant l’acceptation du handicap (liés au phénomène de honte ressentie par les personnes handicapées en Haïti) et des problèmes psychologiques qui en découlent.
La dernière question qui leur est posée est de savoir quels sont leurs projets, car sans projet, il n’y a pas d’espoir… Ils me répondent pour la majorité : « j’aimerais (re-)travailler simplement » !
Depuis mon arrivée en février, je suis surprise par la rapidité de l’évolution du projet qui a été mis en place par Handicap International et je rêve que le pays tout entier puisse évoluer aussi vite, car malheureusement ce n’est pas le cas !
J’ai commencé à travailler dans les hôpitaux et je me rappelle encore le stress permanent lié à l’urgence, il fallait faire vite, les besoins en soins médicaux et en rééducation pour éviter les infections, ou les complications liées aux fractures étaient énormes !
Je travaillais 7 jours sur 7, entre les prises en charge et les réunions d’équipe, j’étais tellement épuisée ! Mais le stress porte et les forces sont décuplées dans des conditions extrêmes. Aujourd’hui, je travaille au centre d’appareillage au cœur de la ville de Port-au-Prince, nous recevons 35 personnes en moyenne par jour et 30 personnes par semaine pour une consultation.
L’heure est à la construction, au propre comme au figuré, les Haïtiens qui sont appareillés, doivent à présent réapprendre à vivre au quotidien. Tout ce qui concerne la mobilité bien entendu, mais pas seulement, il faut repenser à l’avenir.
Depuis plus d’un mois, je fais passer des bilans pour évaluer la vie actuelle des bénéficiaires ; leur conditions de vie en général : le lieu de vie, la famille, le travail et le revenu économique, etc..
Cela me permet de mieux cerner les problématiques liées à l’accessibilité, mais aussi l’habitat (le plus souvent une tente), le travail (la majorité des Haïtiens rencontrés au centre n’ont plus de travail et/ou de fonds propres) et la famille (combien de membres de la famille sont décédés lors du séisme, et qui prend en charge le bénéficiaire ?).
Ces évaluations m’ont permis de répondre à certaines priorités, comme cette jeune fille double amputée qui vivait sous une bâche sans famille, donc sans soutien financier à qui nous avons pu fournir une tente rapidement. Ou cette jeune fille de 18 ans qui n’accepte pas son amputation et qui va bénéficier d’un suivi psychologique.
Il est temps d’évoluer vers une prise en charge spécifique pour chaque bénéficiaire, la rééducation est caractéristique à la personne et les besoins sont ciblés en fonction du résultat des évaluations de chacun.
Ces informations permettent aussi de comprendre les difficultés liées à l’environnement, ou de provoquer une prise de conscience des obstacles concernant l’acceptation du handicap (liés au phénomène de honte ressentie par les personnes handicapées en Haïti) et des problèmes psychologiques qui en découlent.
La dernière question qui leur est posée est de savoir quels sont leurs projets, car sans projet, il n’y a pas d’espoir… Ils me répondent pour la majorité : « j’aimerais (re-)travailler simplement » !




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