12 juillet 2007

Tagine de poulet aux citrons confits, navets nouveaux et petits légumes

Je suis très en retard avec cette recette que j’avais  mise au point en mai (si!) pour participer au jeu A vos Casseroles sur Ô délices, sur le thème “Cuisine du monde”. Mais voilà, j’ai laissé filé le temps… Je ne suis même plus sûre que l’on trouve encore des petits navets au marché. Mais on peut prendre d’autres légumes, cela marchera aussi.

Ce plat est une variation d’une recette de tagine marocaine que m’a donnée ma copine Fred. Elle rentrait alors du Maroc et nous a ramené de magnifiques et délicieux citrons confits, absolument délicieux.

Ce qu’il vous faut (pour 6 à 8 personnes):

8 morceaux de poulet
3 dl de bouillon de volaille
150 g de petits pois
4 grosses carottes (env. 500 g)
4 courgettes (env. 400 g)
8 pommes de terre (env. 500 g)
400 g de navets (si possible des petits navets nouveaux)
2 citrons confits, rincés, coupés en 8, épépinés
ras-el-hanout ou 4 épices, selon les goûts
kamoun (cumin d’Afrique du Nord)
cannelle
curcuma
1 dose de safran

Comment s’y prendre?

Couper tous les légumes en morceaux assez gros.

Faire chauffer dans une cocotte en fonte un peu d’huile d’olive. Ajouter 2 cc de ras-el-hanout et/ou de quatre épices, 1 cc de kamoun, une tombée de cannelle, faire brièvement revenir les épices. Ajouter les morceaux de volaille et bien les faire revenir. Oter la viande et réserver.

Remettre des épices dans la casserole, faire revenir un instant. Ajouter les pommes de terre, les carottes et les navets, faire revenir. Ajouter 1 ou 2 cc de curcuma.

Remettre les morceaux de poulet, ajouter le bouillon, les citrons coupés en huit, puis le safran. Bien mélanger et laisser mijoter.

15 minutes plus tard, ajouter les courgettes. Goûter, ajuster avec sel, poivre, épices si nécessaire. Poursuivre la cuisson.

10 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les petits pois.

Cuisson totale: 45 minutes à 1 heure.

01 juillet 2007

Salade de pois chiches à la coriandre

Mieux vaut tard que jamais. Voici la recette de salade aux pois chiches que j’ai amenée lors du pique-nique des bloggeurs romands organisé par San, le 9 juin dernier. C’était au Château de Pentes à Genève, c’était super sympa de rencontrer ceux que l’on côtoie sur la Toile et tout est raconté .

C’était aussi un vrai festin, forcément. Pour ma part, j’ai apporté mon cake aux courgettes et une salade de pois chiches à la coriandre. La recette de base est celle de ma copine Fred, qui n’y met que les pois et les épices. Le dernier “Elle à table” m’a donné l’idée d’y ajouter des concombres et, pour la couleur, j’ai mis aussi des radis et du sumac.

Il faut donc des pois chiches, un concombre, une petite botte de radis, quelques oignons de printemps, de la coriandre fraiche et du persil plat, du curry en poudre, du curcuma, du kamoun, du sumac, du jus de citron, de l’huile d’olive, du sel et du poivre.

Prendre des pois chiches qu’il n’y a pas besoin de faire tremper. Les faire cuire 1 heure à 1 heure 15 dans de l’eau bouillante. Egoutter et refroidir. Mettre dans un grand saladier, ajouter les oignons frais coupés en fines rondelles, du jus de citron, de l’huile d’olive, les épices (sauf le sumac), les herbes ciselées, le concombre coupé en bâtonnets, les radis coupés en très petits bâtonnets. Parsemer de sumac. Laisser reposer avant de servir.

21 février 2007

La recette des crêpes bretonnes

A la demande générale (des copains) et malgré un léger retard sur le calendrier, la recette de la pâte à crêpes, qui me vient d’un ami breton émigré en terres lémaniques. Selon lui, c’est la recette des vraies crêpes bretonnes - en tout cas, elles sont extra.

Donc:
Pour 1 litre de lait entier (si possible pas UHT), il faut: 500 g de farine, 100 g de beurre (salé pour des crêpes salées), 5 oeufs, 10 cl d’eau. Pas de sucre, évidemment, si l’on fait des crêpes salées. Dans la recette sucrée, on ajoute 250 g de sucre.

Comment faire?
Faire fondre le beurre dans une casserole.
Dans un saladier, verser la farine tamisée et la disposer en forme de puits.
Ajouter les oeufs, le sucre pour les crêpes sucrées et une pincée de sel au centre.
Mélanger en incorporant la farine petit à petit pour éviter les grumeaux.
Verser le beurre fondu et le lait petit à petit. Bien mélanger. La pâte doit être presque liquide.
Laisser reposer une heure ou deux avant de faire les crêpes, très fines, à la poêle, avec un peu de beurre.

Dans une version mini-portion pour le goûter: 6 dl de lait, 3 oeufs, 300 g de farine, 60 g de beurre, 6 cl d’eau, 125 de sucre.

Astuce: les crêpes, une fois faite et s’il en reste, peuvent être congelées, séparées par du papier film.

Idées de garniture:
- fromage de chèvre frais (ou chavrou) et jambon cru
- fricassée de champignons à la crème
- jambon et fromage frais genre st-moret
- saumon fumé et sauce à l’aneth (mélanger du séré ou du fromage blanc et un peu de yogourt avec du jus de citron, du sel, du poivre et de l’aneth ciselé)

Côté sucré:
- miel-citron
- sirop d’érable-citron (clin d’oeil à mon amie canadienne)
- et bien sûr toutes sortes de confitures (cf ci-dessous) car parfois, le plus simple est encore le meilleur.

27 décembre 2006

Sorbet à la clairette de Die

Pour le repas de Noël, ma soeur Gabrielle nous a fait un magnifique sorbet à la clairette de Die. Voici sa recette:

- Faire fondre doucement dans une casserole 225 ml eau + 225 g de sucre jusqu’à obtention d’un sirop. Garder au frigo 24 heures.

- Le lendemain, mélanger 250 ml de clairette de Die bien FROIDE, 1 cs de jus de citron, 1 blanc d’oeuf et le sirop de sucre. Battre au mixer jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux. Verser dans la sorbetière (option “glace dure”).

- Ensuite faire durcir au congélateur encore 24 heures.

NB : Plus les ingrédients sont froids, mieux ça marche…

22 décembre 2006

Nouveaux horizons moléculaires

Mardi, j’ai été manger chez Denis Martin, à Vevey, avec mon collègue journaliste scientifique Olivier Dessibourg. Il s’agissait de préparer une double page de Noël, pour Le Temps, avec un menu proposé par le chef (18 sur 20 au Gault&Millau). Moins connu à l’international que le catalan Ferran Adrià (El Bulli) ou le britannique Heston Blumenthal (The Fat Duck) - ses amis -, Denis Martin est le plus célèbre représentant en Suisse de la cuisine moléculaire. J’avoue que c’était la première fois que j’allais dans un gasto dédié spécifiquement à ce courant et ce fut un grand moment. Denis Martin bouillonne d’inventivité. Il est le type de personnalité que l’on verrait invitée dans un cours de management sur la créativité et l’innovation.

Sa cuisine est ludique, gaie, mais aussi pleine de saveurs et d’accords inédits très intéressants (purée de pomme de terre ratte-pastis, par exemple. Denis Martin met le pastis en bille, mais à mon avis, pour faire simple à la maison, quelques gouttes du breuvage provencal d’Henri Bardouin sur une purée doivent très bien le faire).
Les cuissons sont parfaites. Denis Martin est un adepte des cuissons extrêmement courtes, à l’asiatique (il cuit par exemple ses gambas en les plongeant deux secondes dans l’eau bouillante), et il utilise beaucoup le micro-ondes (autre surprise pour moi qui ai un rapport assez lointain avec cet engin dont je me méfie toujours un peu sans vraiment savoir pourquoi).

Le menu alterne la surprise, la flamboyance et le spectaculaire (shampoings mousseux, volutes d’azote liquide sur des cigares aux épices) avec des mets où le goût prime sur le visuel: les gambas au gingembre, cacahuètes et huile de coriandre, la Saint-Jacques au yaourt et camomille, la langoustine au lait de livèche et kafir.

Il nous a donné ses recettes de thon au chocolat blanc et piments thaï, d’éponge de terre, de shampoing citrique à l’orgeat et de son pigeon voyageur. C’est la minute d’auto-pub: on peut toutes les lire ici, ainsi que le volet scientifique. Nous avons en effet partagé le repas avec Marc Heyraud, professeur associé à l’Université de Neuchâtel, proche du physico-chimiste français Hervé This, et créateur d’une formation continue en gastronomie moléculaire. Il a pu nous expliquer les coulisses moléculaires des plats et c’est passionnant.
On sort aussi de chez Denis Martin avec plein d’idées à tester. Par exemple, son jaune d’oeuf à -196 degrés et cigare aux épices. Je vais m’en inspirer pour essayer de faire un oeuf cocotte cuit à basse température (65 degrés) avec des mouillettes de pain d’épice grillées. Je teste et si ça fonctionne la recette suivra.

15 décembre 2006

Veillée gourmande autour des légumes d’autrefois

Demandez à vos parents ou à vos grands-parents s’ils aiment les topinambours. Il y a de bonnes chances qu’ils grimacent, encore dégoûtés: “Ah non, les topinambours, plus jamais! On en a trop mangé pendant la guerre…”

Mais la guerre est loin désormais, les mauvais souvenirs gustatifs s’effacent et depuis quelques années, les légumes d’autrefois sortent des oubliettes pour pavaner sur les marchés. Revoici le topinambour, le rutabaga, le panais, la racine de persil, le cerfeuil tubéreux, les crosnes, la betterave, la carotte violette, la pomme de terre vitelotte…. Pas facile de les reconnaître, encore moins de savoir quoi en faire.

La semaine dernière à Confignon, dans la campagne genevoise, Françoise Lachavanne a ouvert sa Table (d’hôte) à Marie-Thérèse Delétraz, maraîchère à Saconnex-d’Arve, pour une soirée explication-dégustation “à la redécouverte des légumes anciens”. La première a divinement cuisiné racines et tubercules; la seconde raconté comment elle s’en est entiché.

Au départ, le hasard. Dans les années 80, des amis quittent une maison et lui donnent une plante qui pousse au fond du jardin et fait de drôles de tubercules. Ils se révèlent être des topinambours. Leur goût rappelle celui de l’artichaut et ils font un tabac au marché de Rive où Marie-Thérèse Delétraz tient son stand. Seules les clientes les plus âgées font un peu la grimace.

Suivent les rutabagas. J’ai identifié cette drôle de chose en forme de boule l’autre soir pour la première fois. Ils sont comme ça:

Puis le cardon ou plutôt “le cardon épineux de Plainpalais”, spécialité genevoise réputée et seul légume à détenir une AOC.

Ensuite, une autre amie de Marie-Thérèse Delétraz l’emmène dans la maison de son père où la maraîchère découvre des pommes de terre noires à l’extérieure, et violettes à l’intérieur - les vitelottes -, qui permettent de faire des purées mauves ou des chips psychédéliques (elles sont à droite donc; à gauche, ce sont des topinambours).

Le panais est le prochain sur la liste. Le pauvre, il a triste réputation. Vous connaissez l’insulte, simple mais efficace: “Quel panais!” En fait, cette racine, qui ressemble à une grosse carotte blanchâtre et conique (comme sur la photo ci-dessous), a un goût assez fin et discret. Il rappelle légèrement le céleri, mais beaucoup moins que la racine de persil. Cette dernière lui ressemble côté look et côté couleur, mais son goût est beaucoup plus marqué. La racine de persil est donc excellente coupée en petits dés pour relever un potage.

Après cela, la maraîchère a pensé aux carottes, les jaunes du Doubs. Puis les violettes, qui doivent être cuisinées en solo car elles déteignent terriblement à la cuisson et font, crues, de magnifiques dips et salades, psychédéliques aussi.

Après? Ce fut LA découverte, grâce à un voisin qui a ramené du Portugal de petites choses brunâtres, un peu coniques et parfaitement inconnues. Les mystérieuses racines au goût légèrement sucré de châtaigne et de pomme de terre se révèlent être du cerfeuil tubéreux (ou racine de cerfeuil), une “merveille de la nature”, que l’on peut consommer aussi bien crue (en carpaccio, par exemple) que cuite (en velouté, en tranches sautées, en purée mélangée avec de la pomme de terre).

Les derniers nés de cette grande famille, ce sont les crosnes (prononcez “crônes”). De drôles de trucs venus de Chine et du Japon qui font penser à de gros vers blancs - surtout si on les jette négligemment dans une salade d’Halloween- et éclatent sous la dent.

Après les présentations, le menu et quelques recettes.
Elles ont été créées et réalisées spontanément par Françoise Lachavanne, qui a passé plusieurs jours dans sa cuisine à transformer les racines d’autrefois en mets savoureux. Pour l’instant, ni les quantités, ni les temps de cuisson ne sont très précis, mais cela donne déjà des idées.

Dips de carottes aux trois couleurs

Rien de plus simple. Il suffit de trouver des carottes violettes, jaune et oranges, de les couper en morceaux et de les servir pour l’apéro avec une petite sauce au yogourt ou au séré (séré maigre, ketchup ou concentré de tomate pour le rappel de couleur, sel, poivre, filet de citron, pointe de couteau de moutarde, par exemple).

Soupe de betterave rouge parfumée au raifort

Peler les betteraves, les couper en morceaux et les faire cuire dans du bouillon de légumes avec une ou deux pommes de terre et un morceau de raifort jusqu’à ce qu’elles soient tendres (cela peut prendre jusqu’à 45 minutes). Mixer, ajouter de la crème et un filet de jus de citron, saler. La couleur est magnifique.

Velouté de cerfeuil tubéreux

Faire cuire les racines coupées en morceaux dans du bouillon de légumes (on peut éventuellement laisser la peau et couper seulement le haut de la racine: la soupe aura davantage le goût de châtaigne ou on peut les éplucher si on aime pas les petits morceaux de peau dans le potage) avec quelques patates également coupées en morceaux et épluchées. Cuire entre 20 et 30 minutes jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Passer au mixer, ajouter du liquide si nécessaire, de la crème et un filet de jus de citron, saler et poivrer très légèrement. Magnifique.

Crosnes poêlés

Pas besoin d’enlever la peau des crosnes. On les fait blanchir deux minutes dans l’eau bouillante. On les sort et on les égoutte puis on les fait revenir à la poêle dans du beurre pendant une dizaine de minutes. Saler, poivrer, ajouter un peu de thym.

Tarte salée à la racine de persil

Foncer un moule à tarte. Peler les racines de persil, les couper en dés et les cuire à la vapeur ou à l’eau. Egoutter lorsque les légumes sont tendres mais pas encore complètement cuits. Mélanger 2 oeufs et 1,5 dl de crème dans un saladier, assaisonner de muscade, sel et poivre. Disposer les dés de racine de persil sur le fond de pâte. Verser le mélange crème et oeufs. Cuire au four, à 220 degrés, une trentaine de minutes.

Gratin de panais tout simple

Peler les panais, les couper en rondelles. Les disposer dans un plat à gratin, arroser avec de la crème, du sel et du poivre, et hop au four.

Carpaccio de topinambours aux noix et baies roses

Peler les topinambours. Les couper en tranches les plus fines possibles, à la mandoline si on en a une. Disposer les tranches sur un plat, les arroser de vinaigre de noix ou de vinaigre balsamique, d’huile de noix et parsemer de baies de poivre roses concassées. Un délice.

Gâteau au carottes et sirop d’érable: c’était un délice, et il me manque l’intégralité de la recette….

Epilogue: En racontant ma soirée “légumes d’autrefois” à ma mère, elle m’annonce qu’elle aussi a redécouvert les topinambours. Elle en trouve au marché près de chez elle et les aime à nouveau, coupés en rondelles, revenus à la poêle comme des patates. Et moi qui avait gardé le souvenir qu’elle ne voulait plus en entendre parler… Oui, côté cuisine, la guerre est oubliée et les légumes anciens sont vraiment top-tendance.

Post-scriptums:

P.S. 1: On trouve l’étal de Marie-Thérèse Delétraz au marché de Rive, le mercredi et le samedi matin; le jeudi au marché de Plan-Les-Ouates. On peut aller faire ses courses à la ferme le mercredi après-midi, au 234 A, route de Saconnex-d’Arve, à Plan-Les-Ouates.

P.S. 2: Le magazine Saveurs de décembre consacre un dossier aux légumes oubliés avec un who’s who et des recettes: poisson grillé au curry et purée de rutabaga, ragoût aux légumes anciens…

P.S. 3: Je viens de découvrir chez Payot, un joli p’tit livre avec des recettes faciles: “Légumes oubliés, je vous aime….”, par Béatrice Vigot-Lagandré, Editions Le Sureau, 2006. On y trouve par exemple des topinambours tièdes en salade, des soupes (panais, courgettes, pommes de terre, poireaux, par exemple ou topinambours-pommes de terre), des quiches, des gratins ou des saint-jacques poêlées avec leur purée de vitelotte.

P.S. 4: Il y aussi quelques recettes sur le blog d’Estèbe qui est fan de cerfeuil tubéreux et connaît bien Dame Delétraz, comme il dit…

24 novembre 2006

Longeole genevoise en vinaigrette de lentilles

Après le thé, le terroir…. Depuis le mois de septembre, le restaurant La Colombière à Lully met un accent particulier sur les produits du terroir genevois. Au menu, du brochet, des lentilles de Sauverny et bien sûr de la longeole, la célèbre et fameuse saucisse genevoise de porc aux graines de fenouil.

Chez moi, on la mange toujours avec un gratin dauphinois. Mais Chantal et Bernard Lonati proposent une autre association :

Longeole genevoise en vinaigrette de lentilles vertes de Sauverny
(4 personnes):

Ingrédients et mise en place :
1 longeole
1 bouquet garni
1 petite botte de persil frisé (bien rincer, essorer, garder les tiges, hacher le sommet et en réserver 4 pour la décoration)
quelques brins de ciboulette hachée
1 petit oignon à couper en rondelles très fines et à laisser en attente dans de l’eau glacée, une heure avant le repas
3 carottes pelées

Faire la vinaigrette :
1 cc rase de moutarde forte, 3 cc rases de moutarde en grains, 2 cs de vinaigre de vin rouge, quelques gouttes de sauce Worcester, sel, poivre, 1 cc rase d’huile de noix, 4 cs d’huile d’arachide.
Mélanger tous les éléments. Réserver la vinaigrette dans une petite bouteille d’eau minérale vide.

Préparer les lentilles vertes de Sauverny
Prévoir deux litres d’eau pour 400 g de lentilles, 1 carotte, 1 oignon (piqué d’un clou de girofle), 1 gousse d’ail, une petite tranche de lard fumé, 1 cc de vinaigre de vin rouge, 1 petite branche de thym, 1 feuille de laurier, 5 tours de moulin à poivre.

Cuisson :
Longeole :porter à ébullition de l’eau additionnée du bouquet garni, baisser le feu et plonger la longeole pour 3 heures dans le liquide à peine frémissant. Ne pas laisser bouillir.

Lentilles : mettre les éléments dans une casserole, mener au point d’ébullition et cuire une heure à petits bouillons, saler modérément, laisser cuire jusqu’à ce qu’elles soient fondantes mais encore formées.

Carottes : cuire à la vapeur, fondantes, tranchées en biseau.

Finition et dressage :
Égoutter les lentilles. Ajouter la vinaigrette bien émulsionnée et les herbes hachées.
Dresser sur un plat ou sur des assiettes
Retirer l’enveloppe (boyau) de la longeole et la trancher
Disposer les carottes, puis la longeole, puis les rondelles d’oignon égouttées et décorer avec un brin de persil.

15 novembre 2006

Les côtes de veau au garam masala de Jérôme

J’hésite. J’hésite à partager cette adresse. Je m’y rend pour un atelier cuisine et à vrai dire, j’aime assez lorsqu’on est peu nombreux. Comme l’atelier a lieu le soir et que l’on vise de manger nos oeuvres culinaires à des heures pas trop indues, on se partage la réalisation des recettes par groupes de 2 ou 3. Mathématiquement, moins on est, plus on réalise de recettes et donc, c’est ce que j’aime.

Mais bon, au diable l’avarice, la voilà cette adresse: c’est l’atelier de Jérôme Hernot, à Versoix. Diététicien de formation, c’est lui qui a lancé le concept de gastronomie à domicile à Genève, il y a quelques années: autrement dit, il vient chez vous faire la cuisine si vous devez inviter votre patron et que vous êtes nul aux fourneaux….ou simplement si vous voulez manger comme au resto, mais à la maison. Depuis un an et demi, il a ouvert son arcade et ajoute à son arc des cours sous son propre label (à vrai dire, il en donnait depuis longtemps, mais dans le club très fermé des Epicuriens du Marais).

On le trouve aussi, certaines années, si on a de la chance, au marché de Noël de Carouge où il fait déguster ses foies gras maison. Un foie gras poêlé aux épices servi sur un lit de coings compotés et confits: justement, quelques privilégiés ont pu y goûter la semaine passée. Jérôme avait installé ses fourneaux dans la cour du Domaine Grand’Cour à Peissy pour animer des soirées de dégustation de vin organisées par Jean-Pierre Pellegrin, vigneron genevois, plusieurs fois médaillé, notamment pour son “P” (un pinot noir désormais introuvable car produit en très petite quantité).

Retour aux cours. Pour saliver encore un peu, le menu chasse c’était: mousse de foie de volaille au genièvre en mise en bouche, crapiauds (c’est des sortes de quenelles) de courge au chèvre frais avec sa cuisse et son filet de caille en entrée, râble de lièvre rôti aux épices et crème de Sauterne pour continuer, cake au marron et bouchée givrée aux fruits de la passion pour finir en beauté

Pour se mettre en appétit, une recette piquée dans le menu de l’atelier de septembre.

Côte de veau au garam masala, tombée d’épinards juste crémée et rondelles de pommes de terre sautées à l’ail (pour 4 personnes):

4 côtes de veau
4 os à moelle
500 g d’épinards frais
2 cs de garam masala en grains (mélange d’épices indien)
1 cs de mascarpone
2 cs de demi crème
2 cs de fond de veau (demi-glace)
400-600 g de pommes de terre nouvelles
2 à 3 gousses d’ail
40 g de beurre
huile, sel, poivre, maïzena

Préparation
Laver les pommes de terre et les tailler en rondelles d’1/2 cm. Réserver.
Equeuter, laver et égoutter les épinards. Réserver
Détendre le fond de veau avec 2 dl d’eau bouillante. Réserver.

Allumer le four à 50°
Mettre sur feu vif une grande poêle avec 2 cs d’huile à rôtir. Y sauter les côtes de veau et les os à moelle sur la première face. Ajouter le garam masala (dans cette recette, les graines étaient entières et non moulues), saler, poivrer et retourner. Une fois la viande bien colorée, retirer la graisse de cuisson et déglacer avec le fond de veau. Bien arroser la viande durant 2-3 minutes et glisser la poêle (ou un plat) dans le four tiède. Juste avant de servir, récupérer le jus de cuisson dans une petite casserole et faire réduire. Lier avec un peu de maïzena si nécessaire. Laisser au chaud.

Mettre sur feu vif une grande poêle avec 20 g de beurre et 1 cs d’huile à rôtir. Y faire revenir les pommes de terre salées avec les gousses d’ail en chemise. Retourner régulièrement les pommes de terre . Une fois qu’elles sont bien colorées, les glisser également dans le four pour les garder au chaud.

Détendre le mascarpone avec la crème, saler très légèrement et réserver.
Juste avant de passer à table,faire tomber les épinards dans une poêle avec 20 g de beurre bien chaud. Les saler légèrement.

Dressage
Mettre au centre d’une assiette chaude une côte de veau avec du garam masala et un os à moelle. Disposer autour les épinards et les pommes de terre. Poser un trait de mascarpone sur les épinards et napper la viande avec la sauce. Servir rapidement.

(d’après une recette d’Alain Ducasse)

03 novembre 2006

La gelée de coings et la pâte de coings de Béa

La gelée de coings, on croit que c’est long à faire. Avec cette recette de ma copine Béa, c’est relativement rapide et peu astreignant car il n’y a pas besoin de les peler et d’enlever l’intérieur. Donc, on procède comme cela:

- Laver les coings et nettoyer le duvet blanc. Les couper en petits morceaux en gardant l’intérieur, surtout les pépins pour la pectine.
- Mettre les morceaux dans une casserole, les couvrir d’eau, porter à ébullition et cuire pendant env. 3/4 d’heure sans couvercle (jusqu’à ce que le fruit s’écrase sous le doigt)
- Egoutter les coings en les transvasant dans une passoire ou un tamis posé sur un saladier pour récupérer le liquide. Ne pas presser.
- Peser ce jus recueilli. Peser la même quantité de sucre.
- Mettre dans une bassine à confiture, remuer, écumer et cuire 20 minutes maximum depuis l’ébullition.

Dans Le Larousse des confitures, les proportions sont les suivantes: 1 kg de coings, même poids de sucre cristallisé que de jus obtenu, le jus d’un petit citron. Là aussi, on frotte les coings pour enlever le duvet, on les lave et on les coupe avec le cœur et les pépins. On les place dans un faitout avec deux litres d’eau, on cuit à feu doux pendant 30 à 40 minutes, on récupère le jus. On le pèse et on pèse la même quantité de sucre. On mélange le jus des coings, le sucre et le jus de citron dans une bassine à confiture. On chauffe doucement jusqu’à ce que le sucre soit dissout. On porte à ébullition, on écume et on cuit à feu vif pendant environ 10 minutes jusqu’à ce que la gelée prenne.

Avec les fruits cuits restant on peut faire une pâte de coings. On les passe au moulin à légumes (ou au hachoir électrique après avoir enlevé les pépins). On récupère la pulpe, on la pèse, on mesure la même quantité de sucre. On mélange le tout dans une bassine à confiture, en remuant avec une cuillère en bois jusqu’à épaississement. On tapisse un moule plat de papier sulfurisé (ou filmé), on saupoudre de sucre cristallisé, on coule la pâte sur 1 à 2 cm maximum. On saupoudre à nouveau de sucre et on laisse sécher pendant 24 heures. On peut ensuite découper des petits carrés, les rouler dans du sucre et les conserver dans une boîte.

30 octobre 2006

Soupe à la courge (bis), façon Frédérik Kondratowicz

A propos de soupe au potiron: Frédérik Kondratowicz, qui a repris le restaurant de l’Hôtel de ville à Fribourg fait un velouté pur courge. Sans pommes de terre, sans carottes, sans oignons. De la courge pure et une noix de beurre à la fin. Il parsème ensuite la soupe de graines de courges torréfiées posées sur un nuage de crème légèrement montée. Il sert ce velouté dans une tasse, façon en capuccino. Le goût pur du légume…