Washington est parfois conciliant. Le gouvernement américain vient de retirer la Chine de sa liste des
pires violateurs des droits humains. Son argument: la Chine est désormais un "pays
autoritaire en pleine réforme économique ayant vécu des changements
sociaux rapides mais n'ayant pas procédé à des réformes politiques et
continuant à nier à ses citoyens les droits de l'homme et les libertés fondamentales basiques". Selon la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, la liste "est rédigée avec l'espoir qu'aucune partie du monde n'est
condamnée à perpétuité à la tyrannie".
La Russie n'a pas cette chance-là. Le rapport annuel américain relève qu'en Russie, la concentration du pouvoir entre les mains de l'exécutif, un
parlement complaisant, la corruption, la sélectivité dans l'application
des lois, les restrictions imposées aux médias et le harcèlement de
certaines ONG font que le gouvernement est de moins en moins redevable
de ses actes". Le passage sur la Russie occupe plus d'une centaine de pages... S. Bu.


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