Le nom de la ministre suisse des Affaires étrangères circulait dans les coulisses du Conseil des droits de
l'homme la semaine dernière. La rumeur semble être parti de journalistes. Est-ce que la conseillère fédérale va succéder à Louise Arbour à la tête du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme? La radio et la presse se sont étendues sur le sujet sans apporter de réponse.
Même si le choix incombe au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon et qu'il doit être entériné par l'Assemblée générale de l'ONU, est-ce bien réaliste?
L'engagement de Micheline Calmy-Rey pour les droits humains ne fait aucun doute. Toutefois, plusieurs facteurs tendent à invalider une telle "candidature". Premièrement, comme l'a indiqué Louise Arbour, son successeur devrait plutôt être d'un pays dit du Sud. Deuxièmement, il n'est pas sûr que les Occidentaux, et en particulier les Américains et les Britanniques, soient prêts à soutenir la conseillère fédérale dont la sensibilité envers le Sud pourrait la rendre moins compatible avec l'orthodoxie occidentale en la matière. A moins que les Etats-Unis fassent parler leur réalisme en se disant que "mieux vaut conserver le Haut-Commissariat dans le camp occidental avec une candidate qui y a grandi et qui y a été formée aux valeurs démocratiques".
Il n'en demeure pas moins que, ministre des Affaires étrangères qui a poussé à la création du Conseil des droits de l'homme, Micheline Calmy-Rey est aussi une Genevoise. Et le Haut-Commissariat étant à Genève, on pourrait avoir l'impression qu'on se bat davantage pour Genève que pour les droits de l'homme. S. Bu.


Une ministre inutile dans un conseil des droits de l´homme egalement inutile, bon debarras. Le fait qu'elle a pesé de tout son poids pour creer ce machin pose probleme car c'est un poste qu'elle a contribué a creer. Mais au royaume de postes inutiles, elle est la cheffe.
Rédigé par : R2 | 10/03/2008 à 19:27