Le Festival du film et forum international sur les droits humains a attiré les foules à Genève du 7 au 16 mars: jeunes, moins jeunes, militants des droits de l'homme ou non, Genevois, non-Genevois. 16000 festivaliers ont défilé à la Maison du Grütli pour assister aux projections et aux débats parfois très animés consacrés aux droits humains. Des débats qui ont parfois duré jusqu'à une heure du matin.
Le Festival a cette année encore et peut-être plus que par le passé joué son rôle de contrepoids du Conseil des droits de l'homme réuni actuellement en 7e session au Palais des Nations à Genève. Les débats du Festival étaient forcément moins diplomatiques que les interventions des ambassadeurs au CDH. Les films étaient aussi moins politiquement corrects.
Dans les souvenirs, soirée très émouvante samedi soir sur les femmes qui se battent contre l'impunité avec Yasmin Sooka, membre de la Commission de vérité d'Afrique du Sud et Helen Mack, une Guatémaltèque qui se bat pour les droits humains depuis que sa soeur a été poignardée alors qu'elle enquêtait sur les personnes déplacées traquées par l'armée.
Le palmarès du Festival a été dévoilà le 15 mars: deux films ont terminé premiers: IN PRISON MY WHOLE LIFE de Marc Evans et SUFFERING AND SMILING de Dan Ollman. S. Bu.


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Débat très animé jeudi soir au Festival du film et forum international sur les droits humains. Le thème?
Le système Poutine. Les interventions ont révélé des histoires très différentes. Ainsi, la journaliste russe Oksana Chelyscheva s'est montrée très critique du régime instauré par Vladimir Poutine. Pour elle, il est inutile d'essayer d'expliquer la répression qui sévit ici et là. "Il faut accepter l'absurde comme une part de la réalité. Il ne faut pas chercher la logique dans chaque action."
Pour Manon Loizeau, le plus terrible, un an et demi après l'assassinat d'Anna Politkovskaïa, journaliste à
l'American Jewish Committee exprime sa profonde déception par rapport au soutien apporté par la Suisse à la résolution adoptée par le Conseil des droits de l'homme le 6 mars condamnant Israël au sujet de la situation à Gaza. Le directeur exécutif du AJC souligne que "le CDH a déraillé de la faute de pays qui ont peu d'égards pour les droits de l'homme et dont le seul agenda, semble-t-il, est d'isoler et de censurer Israël." Et le directeur d'ajouter: "Nous regrettons profondément que votre gouvernement juge adéquat de se rallier à ces pays." S. Bu.
sur LeTemps.ch
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