Le Conseil des droits de l'homme (CDH) s'est penché lundi sur un phénomène inquiétant qui s'est
développé depuis la fin de la Guerre froide en raison de la réduction des effectifs des armées nationales: les mercenaires ou les soldats privés. Si, d'un point de vue militaire, ils peuvent être problématiques car ils n'obéissent pas aux chaînes de commandement prévues par un dispositif national ou international, ils posent un vrai problème en termes de respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire.
Le groupe de travail du CDH relève que dans des Etats minés par les conflits, ceux-ci n'ont pas la capacité de contrôler et de cadrer ces soldats privés qui sont souvent d'anciens membres des forces armées nationales. Il souligne que comme ces mercenaires n'ont de compte à rendre qu'à leur employeur, leur société de sécurité, ils bénéficient d'une quasi-immunité qui se transforme bien souvent en impunité. Car on a pu le voir notamment en Irak, où les sociétés de sécurité privées abondent, que ces mercenaires ne sont pas avares d'abus des droits de l'homme. Le groupe de travail relève que comme les Etats ont le monopole de l'usage de la force, c'est à eux qu'il incombe de remettre à l'ordre ces mercenaires. La tâche promet d'être difficile. Ces sociétés et leurs employés (qui gagnent jusqu'à 20000 francs par mois) sont fortement attirés par l'appât du gain et n'ont souvent aucune formation dans le domaine des droits de l'homme et du droit international humanitaire. S. Bu.


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