Comme le journal ne paraît pas demain, j'ai donc le temps de vous livrer quelques réactions à chaud des marins des deux équipes après cette journée mémorable.
Ernesto Bertarelli: "Aujourd'hui, ce fut probablement une de nos plus belles régates. On avait une information comme quoi la droite allait payer. On a donc fait un très beau départ, Ed a très bien barré et nous avons pu partir à droite. Team New Zealand a résisté jusqu'à ce que la gauche paie. Sur le deuxième bord de près il ne nous restait qu'à espérer que la droite annoncée vienne. C'est pour ça que l'on a créé la séparation en allant à droite et la droite est venue et c'est là que le timing de Brad et la vista de Murray ont fait la différence. Il fallait vraiment prendre la bascule au bon moment pour les forcer à virer. Et dans les virements on a très bien travaillé.
La tension sur ces courses est énorme. Dans l'histoire de la Coupe il n'y a jamais eu des combats aussi violents. On a toujours dit que celui qui est devant au premier croisement gagne. Et là on prouve le contraire. On a vu de tout pendant cette série. Il ne nous en manque plus qu'une, mais elle sera aussi difficile à arracher que les quatre premières. C'est le tout haut niveau. On a de la chance de voir de la voile à ce niveau-là."
Grant Simmer: "Si nous faisons du bon boulot demain, peut-être que nous pouvons solder la facture. Il devrait y avoir plus de vent demain. Nous préférons quand c'est plus soutenu et plus stable. C'est mieux pour nos nerfs".
Dean Barker: "Ce fut à nouveau une journée très difficile. Nous avons fait du bon boulot au départ puisque nous voulions la gauche. Au premier bord de près, cela nous a pris du temps pour nous débarrasser d'eux et pouvoir prendre la tête. Nous ne nous attendions pas à voir plus de pression à droite lors du deuxième bord de près. C'est dur parce que nous avons bien navigué. Mais de toute évidence, les gars d'Alinghi ont été meilleurs en saisissant les opportunités qui se sont présentées à eux.
Nous restons aussi positifs que possible même si c'est dur de perdre des courses. La tâche qui nous incombe est grande car nous avons affaire à une équipe très forte, mais nous avons notre chance!"

C'est un jeune qui veut s'engager dans la Marine Nationale. Il est reçu par un Officier recruteur qui lui demande parmi d'autres questions: "Savez-vous nager ?"...
Le jeune demande alors:
"Pourquoi vous n'avez plus de bâteaux?
Rédigé par: Michorel | 30 juin 2007 à 20:31