L'élection présidentielle française est désormais derrière nous. Ce jeudi 10 mai, 31 ans tout juste après l'accession d'un autre François à l'Elysée, socialiste lui aussi, le Conseil constitutionnel a validé le résultat de l'élection du 6 mai: François Hollande a obtenu 51,6% des voix contre 48,4% pour Nicolas Sarkozy. C'est l'heure pour nous de baisser le rideau.
Vous pouvez retrouver l'intégralité des articles que Le Temps a consacrés à l'élection présidentielle dans notre dossier Présidentielle française, ainsi que des galeries d'images, des vidéos, des infographies.
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C'est un lapsus, assurément. Déjà, le ministre de la Défense Gérard Longuet avait suscité un tollé dans son camp en estimant dans un entretien à Minute, que, contrairement à son père, Marine Le Pen pouvait être un "interlocuteur". "Il sera désormais possible de parler de sujets difficiles avec un interlocuteur qui n'est pas bienveillant mais qui, au moins, n'est pas disqualifié", avait-il expliqué. Et voilà que ce vendredi, rebelote. Dans la matinale de Radio France Internationale, interrogé justement sur ces propos, il a fini par déclarer: "La question se pose à la gauche comme à la droite : comment gérer la relation avec un parti qui a la tentation de se banaliser. Et pour nous au Front national... euh... pour eux au Front national..."
Le mal était fait. Personne n'ignore que Gérard Longuet a dans sa jeunesse été membre fondateur d'Occident, un groupuscule d'extrême droite. Alors, vrai lapsus ou poisson-pilote? La majorité s'est empressée de dénoncer immédiatement ces propos, comme Alain Juppé, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin ou Jean-François Coppé, le patron de la majorité.
La maison France est fissurée. Le toit est percé. Les canalisations fuient. Il faut refonder les murs qui sous l'effet d'un défaut d'entretien tombent en ruine. Mais au lieu d'en faire le constat et d'engager un plan de travaux, on s'est disputé tout au long de la campagne présidentielle sur l'intérêt de remettre des volets, de changer une tapisserie et surtout on s'est invectivé sur la disgrâce de la maîtresse de maison qui serait trop sectaire ou sur la mollesse du possible repreneur.
Après un débat final où les deux candidats se sont échangés noms d'oiseaux, soufflets verbaux et chiffres approximatifs en évitant une fois de plus de faire le vrai constat de la situation, il est heureux ce matin de lire autre chose dans la presse et de trouver dans le supplément Enjeux-Les Echos un "tour du monde des bonnes idées". Pour trouver des solutions aux problèmes économiques et sociaux de la France, pourquoi ne pas s'inspirer de ce qui se fait ailleurs? demande le magazine. Oui, il y a intérêt à regarder comment le Canada a récupéré son triple "A", comment le capital-risque réussit en Israël, comment des villes américaines (Portland) jouent la carte du développement durable, comment le Portugal a remonté la pente scolaire, comment Singapour ou la Finlande ont revalorisé le prestige de l'enseignant, comment la Suède a empoigné la question des banlieues et des jeunes qui cherchent à y travailler, comment les Estoniens utilisent le Net dans leur vie de citoyen et comment... la Suisse s'est hissée parmi les nations leaders du secteur des biotechnologies.
Au lendemain du débat télévisé qui a opposé Nicolas Sarkozy et François Hollande, chaque camp félicite son poulain, tout le monde y va de son commentaire et quelques-uns s'amusent en musique. Seize fois, le candidat socialiste aurait dit "Moi, président de la République". Quatre fois, l'anaphore a déjà été remixée en musique. Sur les bandes-sons de Daft Punk, Soprano, Acid is better et Frshy Frnch Dubstep. Le tube de l'été?
Il reste moins d'une heure de débat. François Hollande est en dessous, il hésite, bafouille et prend les mêmes intonations que Ségolène Royal. C'est agaçant. Nicolas Sarkozy maîtrise le tempo et les silences. On dit qu'en 2007 il avait fixé l'épaule de son adversaire socialiste, Madame Royal donc, plutôt que ses yeux. Un vieux coup de déstabilisation. Fait-il pareil ce soir?
Non, je ne parle pas de l'arène médiatique, où l'ambiance cour de récré se serait d'ailleurs plutôt transformée en un dur match de boxe. Je parle d'une vraie cour de récréation, en France voisine, dans un collège haut-savoyard. Le bruit qui y court cette semaine est que "François Hollande, il veut nous enlever un mois de vacances", dixit une préadolescente adepte de la si particulière syntaxe présidentielle ("Les Français, ils sont en colère...") et sûre de son fait: c'est le père de sa copine qui l'a dit. Enquête menée, interrogé par la Fédération de parents d'élèves, la FCPE, le candidat socialiste s'est bien prononcé pour des journées d'école plus courtes, ce qui passe donc par plus de semaines d'école pour assurer le même temps d'enseignement. Mauvais, très mauvais point pour le socialiste, d'autant que Nicolas Sarkozy est, lui, le père apprécié de la semaine des cinq jours et du week-end de deux jours complets à la maison (introduit à la rentrée 2010). Reste maintenant à savoir comment les professeurs, qui votent pourtant traditionnellement à gauche, réagiront quand on leur demandera de travailler plus longtemps sans gagner plus. Il n'est pas dit que notre préado ait à s'inquiéter à court terme.
Deuxième en France, premier en Suisse... Nicolas Sarkozy sort en tête au premier tour auprès des électeurs français inscrits en Suisse qui n'ont été que 46,26% à voter ce dimanche (49'522 votants sur 107'042 inscrits). Nicolas Sarkozy récolte 20'318 suffrages. Il précède François Hollande (9685) et François Bayrou (7205). En Suisse, Jean-Luc Mélenchon (4194) fait mieux que Marine Le Pen (3976). Eva Joly emmène le groupe des "petits candidats" avec 2417 voix, devant Nicolas Dupont-Aignan (881), Philippe Poutou (490) Jacques Cheminade (200) et Nathalie Arthaud (156).
On la disait volage, mangeuse d'hommes, gourmande de pouvoir. Depuis fin 2007, elle affiche sa relation avec Nicolas Sarkozy, épousé en 2008. Une perspective de défaite le 6 mai prochain va-t-elle changer la donne, faner l'amour? Quelques mauvaises langues assurent que oui; l'habit présidentiel ferait le moine.
C'est le jour J et il reste encore des indécis qui se demandent s'ils vont aller voter et pour qui. L'administration a-t-elle voulu faciliter le choix des Français de Suisse? Beaucoup n'ont pas reçu tous les bulletins dans leur enveloppe électorale. A l'une, il manquait celui de François Hollande, une autre n'a récolté que celui de Marine Le Pen... Des Français résidant à Lausanne ont découvert, ouvrant leur courrier certes au dernier moment, qu'ils devaient se rendre à Genève pour voter, tandis que certains de leurs concitoyens vivant au bout du lac étaient sommés de venir à Lausanne. Bref, mobilisez-vous qu'ils disaient; chaque voix compte!
Les spectres s'agitent plus que jamais, à trois jours du premier tour. Parmi les citoyens lassés de Sarkozy mais craintifs de la gauche rôde celui d'un François Hollande qui ruinerait la France. S'il emporte le pouvoir, le socialiste laissera entrer tous les étrangers, craignent-ils. Pire, il détroussera le peuple méritant de ses deniers pour une grande distribution aux paresseux-profiteurs-immigrés. Afin de conjurer le sort, ces électeurs inquiets envoient des e-mails à large échelle. Ils font notamment circuler une chronique de Philippe Bouvard parue dans le Figaro Magazine de la fin mars. Où l'amuseur se félicite de n'avoir jamais rien coûté à la collectivité («pas un jour de chômage et une seule nuit d'hospitalisation»), motif suffisant pour qu'on ne lui en demande pas davantage. "Merci Philippe, d'écrire tout haut ce que l'on pense tout bas", précisent-ils dans leurs courriers. Autre propos rapportés, ceux de Françoise Hardy dans Le Point: la chanteuse redoute de se retrouver «à la rue» si Hollande multiplie l'impôt sur la fortune. "C'est scandaleux, songent les soucieux, pauvre Françoise." La plupart de ces gens ne seront jamais concernés par l'ISF, mais peut-être par le chômage ou la maladie. Au moins ont-ils l'esprit de solidarité avec les puissants.
Alors que Nicolas Sarkozy fait tout pour se débarrasser de son image de président des riches née le soir de son élection au Fouquet’s, Le Canard enchaîné révèle une information piquante. Dimanche dernier, le grand meeting de la Concorde aurait été précédé d'un lunch à l'Hôtel Crillon, le célèbre palace situé sur cette place. «Une cinquantaine de membres du premier cercle, qui regroupe les donateurs les plus généreux de l'UMP, se sont ainsi retrouvés pour trinquer dans le salon Marie-Antoinette, classé aux monuments historiques», écrit l'hebdomadaire satirique.
L’UMP ne nie pas un déjeuner, mais dément avoir organisé une réunion de donateurs. Cela n’empêche en rien la gauche d’ironiser sur Twitter. François Hollande se délecte: «Le quinquennat avait commencé dans un grand restaurant, il finit dans un grand hôtel!» «Joli pot de départ sur la terrasse du Crillon pour Sarkozy!» ajoute ironiquement Jean-Luc Mélenchon.
C'est l'image du jour qui tourne sur la Toile: Nicolas Sarkozy qui retire sa montre - une grande marque genevoise mais qui n'est pas une Rolex... - cadeau de son épouse Carla Bruni pour éviter qu'un pickpocket ne s'en empare! A moins que, tout simplement, le bracelet ne se soit entrouvert. Ou cassé... L'espace de quelques secondes, le président-candidat qui a senti des doigts se poser sur sa montre interrompt son bain de foule, place de la Concorde, pour glisser son garde-temps dans sa poche de costume.
Dimanche, ce sera la guerre des meetings, donc celle des chiffres. Nicolas Sarkozy place de la Concorde. François Hollande à Vincennes. Entre eux, le marathon de Paris. Qui réunira le plus de supporters, «selon les organisateurs» et «selon la police»? Et à part la démonstration de force, à quoi servent ces grands rassemblements? A galvaniser les fidèles, à convaincre peut-être les quelques curieux indécis qui viennent «voir le candidat en vrai», à produire les petites phrases qui seront reprises en boucle par les médias.
Le lieu choisi est souvent symbolique. En 2007, Nicolas Sarkozy avait fêté la victoire à la Concorde – après un léger détour au Fouquet's. Quant à Vincennes, c'est à la fois le château et la banlieue, les courses de chevaux et un maire pour l'instant acquis à... François Bayrou. A vos marques...
Depuis hier, Philippe Poutou vole - un peu - de la vedette à Jean-Luc Mélenchon. Le candidat anticapitaliste a réussi à se faire applaudir mercredi soir au cours de l'émission Des paroles et des actes, qui interdit normalement cette pratique démonstrative. Internet, surtout, bruisse de l'un de ses clips de campagne, "Question pour une élection", où deux participants et un buzzer s'agitent pour trouver le candidat qui "défend un bouclier social comprenant une augmentation de salaire de 300 euros net et pas un revenu inférieur à 1700 euros par mois". Indice affiché à l'écran: "Après le vélo, l'auto." C.St.
Certains en ont eu des hoquets. Les Français de l'étranger qui se sont immatriculés dans leur consulat ont eu la surprise de recevoir dans leur boîte e-mail personnelle des extraits de programmes, des brochures électorales et autres appels de fonds de certains candidats, qui ont utilisé, avec l'aval de la CNIl, des registres consulaires. Saisie par des expatriés en colère, la Commission nationale informatique et libertés n'a pu que confirmer que les partis avaient bien le droit, à des fins de communication politique, d'utiliser ces listes.
Ce qui est certain, c'est que les opérations séduction ont bien commencé vers les Français de l'étranger, une force électorale impossible à négliger puisqu'ils sont environ 2 millions, dont 1,6 million enregistrés, selon les chiffres du Quai d'Orsay. Surtout, les Français de l'étranger vont, pour la première fois, voter aux élections législatives et seront représentés au parlement par onze députés.
Que votent-ils? A en croire Lepetitjournal.com (le média de référence des Français de l’étranger), qui a organisé son propre sondage, Nicolas Sarkozy arrive en tête du premier tour avec 37% d’intentions de vote, suivi de François Hollande (27%), François Bayrou (13%), Jean-Luc Mélenchon (8%) et Marine Le Pen (7%). Au deuxième tour, l'actuel chef de l'Etat l'emporte mais avec un faible écart, 51% des voix contre 49% pour François Hollande. Pour mémoire, en 2007, Nicolas Sarkozy avait obtenu 55% des suffrages face à Ségolène Royal.
Sur la photo (AFP): le vote dans le consulat français de la Ve Avenue à New York, en 2007.
Le 5 avril, donc, je me suis inscrite à la newsletter de François Hollande, déconfite de ne pas recevoir celle de l'UMP après 15 jours d'attente. Le lendemain, un mail du candidat socialiste; il m'invite au rassemblement «festif et populaire» du 15 avril à Vincennes. Deux jours plus tard, c'est Vincent Feltesse, maire de Blanquefort et surtout directeur de la campagne numérique du parti socialiste, qui m'écrit... pour me demander 2 euros afin d'intensifier le porte à porte et la lutte contre l'abstention. Ce matin enfin, le fidèle lieutenant Pierre Moscovici me rappelle que «la victoire se construit au premier tour». Chaque fois évidemment, l'adresse de l'expéditeur est la même – campagne@francoishollande.fr. Une manière de démontrer le grand rassemblement, en attendant le grand soir? Je me réjouis de connaître le nom du prochain communicant.
Jean-Didier Vincent est biologiste et neuropsychiatre internationalement reconnu, et dont la Biologie des passions paru chez Odile Jacob en 1989 reçut un très bel accueil public et critique. Interrogé récemment sur France Inter, ce spécialiste des émotions est péremptoire: "jamais la France n'a été autant dépossédée de son intelligence qu'à l'occasion de ces élections". Tout s'y joue uniquement sur les passions, les émotions, en témoigne le succès de Jean-Luc Mélenchon, pour le biologiste, "on est dans l'affect pur". Le spécialiste en a profité pour rappeler l'importance en politique du sourire Duchenne, du nom du médecin français qui au XIXe siècle a catégorisé les expressions faciales du sourire. Le sourire Duchenne c'est celui qui fait la différence, qui implique non seulement les deux commissures supérieures mais aussi la partie extérieure des orbiculaires - ce qui se passe quand les yeux rient aussi, le Big smile à l'américaine. Justement, un scientifique avait prévu avant l'élection de 1960 que Kennedy l'emporterait sur Nixon parce qu'il avait un vrai bon gros sourire, qui le rendait sincère et sympathique, contrairement à son adversaire qui avait un sourire forcé et contraint. En 2007 son spécialiste en communication avait réussi à faire arborer ce sourire à Nicolas Sarkozy, explique Jean-Didier Vincent, et il a gagné, mais en 2012 - le sourire Duchenne a disparu. Le biologiste s'est bien gardé d'en tirer des conclusions. Il a fini son interview en expliquant qu'il préférait en ce moment se concentrer sur les chimpanzés, même s'ils n'ont que sept paires de muscles faciaux contre... quarante-six chez les humains.
C’est un formidable coup médiatique pour la chaîne d’information en continu BFM. Les dimanches 22 avril et 6 mai prochains, Anne Sinclair, récente directrice éditoriale du Huffington Post français et épouse du favori déchu à l’élection présidentielle, participera aux deux soirées spéciales de la chaîne consacrées à l'élection présidentielle.
Dès 21 heures, l'épouse de Dominique Strauss-Kahn sera aux côtés des éditorialistes de BFM, Ruth Elkrief et Olivier Mazerolle, pour commenter et analyser les résultats. Entre minuit et 2 heures du matin, au cours de la «Nuit présidentielle», Anne Sinclair et d'autres contributeurs du Huffington Post seront encore présents sur le plateau.
Selon le Journal du Dimanche qui a révélé l'information, c'est Anne Sinclair qui a pris l'initiative d'entrer en contact avec les responsables de la chaîne. «J’ai une légitimité, qui n’est pas contestée, pour parler de sujets politiques», estime l’ancienne star du petit écran. Elle a animé durant des années l’émission politique «7 sur 7» et fait depuis le début de l’année son grand retour au journalisme politique.
A 17 jours du premier tour, les jeux sont-ils faits? Selon le politologue et ex-sondeur Roland Cayrol, «l’affaire est pliée pour le 22 avril», les deux principaux candidats arriveront en tête. Jean-Luc Mélenchon devenu le troisième homme, Marine Le Pen et François Bayrou sont trop distancés pour rattraper François Hollande et Nicolas Sarkozy.
En revanche, le chef de l’Etat a encore une (petite) chance le 6 mai. Après s’être livré à de savants calculs statistiques et probabilistes sur les transferts de voix, Roland Cayrol estime que François Hollande a sept chances sur huit de remporter l’élection présidentielle au second tour. Cela laisse «une chance sur huit à Nicolas Sarkozy», a-t-il estimé au cours d’une rencontre organisée par le site Délits d’Opinion. Le politologue met trois conditions à la réalisation de cette hypothèse: la mobilisation des abstentionnistes du premier tour, ainsi qu’un fort report à la fois des voix centristes et de celles qui auront voté à l’extrême droite au premier tour.
C'était le 20 mars. Il y a donc exactement 15 jours. Je m'inscrivais à la newsletter du candidat Sarkozy (lire post du 21.03). Quinze jours après, donc, je n'ai toujours rien reçu, pas l'ombre d'un début de communication. Je vais essayer celle de François Hollande.
Une grande émission politique rassemblant les dix candidats à la présidentielle ou leurs soutiens sera diffusée par France 2, le lundi 16 avril. Le débat aura lieu dans «Mots croisés», l’émission politique présentée par Yves Calvi. Le moment est très attendu. Depuis que l’égalité des temps de parole entre les candidats doit être respectée par les médias audiovisuels, les grands rendez-vous politiques ont disparu, à l’instar de «Des paroles et des actes». Trop compliqué à gérer, disent les chaînes. Un incontestable appauvrissement au moment le plus chaud de la campagne, alors que le premier tour se déroulera dans 20 jours.
Si les petits candidats ont confirmé leur participation, il n’est pas certain que les deux principaux rivaux soient présents en personne. Nicolas Sarkozy s'est déjà prononcé défavorablement: «Le débat, il a lieu pour les deux candidats que les Français auront choisis pour le 2e tour», a déclaré le chef de l'Etat sur BFM-TV. Dans l'équipe de François Hollande, on se montre prudent, en soulignant qu' «un débat à dix, c'est compliqué à organiser».
Est-ce l’effet Marine Le Pen? Pour la première fois depuis cinq ans, le GUD – Groupe Union Défense que la candidate a beaucoup fréquenté à la fac – présentait mercredi une liste aux élections étudiantes de l’Université Panthéon-Assas, son bastion historique. Le groupe du Rat noir n’a obtenu que 3,4% des voix et aucun élu. Un présage?
C'est devenu une des antiennes du candidat président, Nicolas Sarkozy critique désormais régulièrement syndicats, partis politiques (!) et autres corporations dans ses meetings. Et donc, tous ceux qui prônent une relation plus directe entre les gouvernants et les électeurs sont confortés dans leurs analyses. Attention, je vous vois venir. Il ne s'agit pas de diminuer le poids de l'Etat en France, à gauche comme à droite il n'en est jamais vraiment question. Le jacobinisme ayant laissé démocratiquement des traces sur tout l'échiquier politique, tous les Français estiment normal que l'Etat gère les écoles, les trains, les hôpitaux, d'ailleurs il devrait aussi plus s'occuper des loyers et du prix de l'essence. Non, le discours qui revient souvent concerne non pas le rôle de l'Etat mais le nombre de ses rouages. A titre d'exemple, voici l'e-mail que j'ai reçu trois fois en quelques semaines, provenant de personnes très différentes qui ne se connaissent pas. Une chaîne de Ponzi a été lancée: que chacun diffuse la bonne parole à dix personnes, qui la propagent à leur tour à dix autres personnes et ainsi de suite - et la France sera sauvée. Je livre à votre réflexion ce message, qui n'a pas été rédigé pour les élections mais qui a recommencé à tourner beaucoup ces derniers jours et qui à cette heure a dû être lu des dizaines de millers de fois. Couleur et taille des caractères sont d'origine.
C.F.
> > > > Quel homme politique, de gauche comme de droite, aura le courage de l'admettre et surtout de se battre pour le faire????? > > > >
> > C'est peut-être le plan de rigueur que l'on va nous annoncer un jour.... > > > > Je ne sais pas si les chiffres sont bons, mais pour le principe, puisqu'on supprime 1 fonctionnaire sur 2, voire 2 sur 3, > > > > - on devrait alors supprimer 1 sénateur sur 2 et 1 député sur 2 en effet! > > > > > > > > A l'heure où la situation financière est telle que l'on cherche en hauts lieux désespérément de l'argent et que l'on va encore s'acharner sur le peuple pour le faire payer et en trouver, une réflexion s'impose! > > > > > > > > Sachant en plus ce qui suit: > > > > - Etats-Unis: 300 millions d'habitants, 100 sénateurs et 435 représentants > > > > - France: 60 millions d'habitants, 350 sénateurs et 577 députés. > > > > Ne pensez vous pas que nous pourrions carrément supprimer, sans être méchant set perturber en quoi que ce soit le "bon" fonctionnement de notre beau pays, la bagatelle de 250 sénateurs et 142 députés? > > > > Je vous laisse le soin de calculer au plus juste, mais il me semble qu'à la louche cela ferait:> > > > > > 6.000 € x 342 = 2.052.000 par mois et donc 24.624.000 € par an> > Sans commentaire!!! > > > > > > > > Ne rigolez pas, c'est notre pognon!! > > > > A défaut on pourrait au moins envisager de baisser leur salaire, non??? > > > > 577 députés, 343 sénateurs, 30 ministres et secrétaires d'Etat, > > > > si on leur baissait leur salaire de 1.000 €, on ferait 950.000 € d'économie chaque mois. > > > > 950.000 € X12 = 11.400.000 € > > > > > > > > En 3 minutes j'économise plus de 11 millions d'euros par an, sans toucher à la TVA, sanstoucher aux retraites!!> > > > > > ON VA VOIR SI ON PEUT FAIRE TOURNER ÇÀ DANS TOUTE LA FRANCE!!! > > > > > > > > ALORS FAITES CIRCULER!!!
Le 22 avril prochain (1er tour), les trois zones scolaires de France seront en pleines vacances de printemps. Et donc, en sus d’une campagne terne et sans relief, en raison des déplacements familiaux inhérents à cette période, le risque d’une forte abstention est élevé.
La France ne connaissant ni le vote par correspondance ni le vote par anticipation, il reste une solution: le vote par procuration.
A y regarder de près, le processus est relativement simple. Il faut choisir un mandataire, c’est-à-dire la personne qui ira voter en votre nom le jour du scrutin. Condition particulière: cette personne doit être inscrite sur les listes électorales de la même commune que vous et ne peut présenter qu’une seule procuration. Ensuite, il faut prendre la direction du commissariat de police, de la gendarmerie ou du tribunal de première instance le plus proche pour aller demander une procuration. Ne pas oublier de se munir d’une pièce d’identité! Sur place, il faut remplir un petit questionnaire et justifier les raisons de l’absence le jour du vote: un voyage, une obligation professionnelle, une absence pour maladie, etc. Une fois la démarche accomplie, l’autorité publique délivre un récépissé qui sera confié au mandataire et qu’il portera avec lui, au bureau de vote, le jour de l’élection présidentielle. C’est tout!
Le jour du scrutin, le mandataire se présente muni de sa pièce d’identité et vote au nom de son mandant, dans les mêmes conditions que les autres électeurs. Il aura à disposition des bulletins imprimés aux noms des candidats, tous au même format et répondant à des normes écologiques puisque contenant au moins 50% de fibres recyclées. En revanche, malgré les demandes des associations militant pour la reconnaissance du vote blanc, aucun bulletin blanc ne sera à disposition!
Les observateurs de la campagne se demandaient, depuis longtemps déjà, où était passée Eva Joly. Les Verts effectuent un retour, médiatique au moins, dans l'arène politique ce mercredi matin. Cécile Duflot était l'invitée de France Info, tandis que la candidate écologiste occupe les six premières pages de Libération. La première a dénoncé ce «quelque chose de pourri dans la démocratie française», rappelant que le seul meeting sarkozyste de Villepinte avait coûté autant que toute la campagne des Verts. La seconde a tenté d'expliquer pourquoi son message reste inaudible, alors même que Fukushima est passé par là: «Je suis une femme, d'origine étrangère et surtout je n'en suis pas; je ne suis pas issue de l'élite française.» C'est vrai, mais ce n'est pas tout.
Eva Joly est une femme de dossiers et ce n'est – malheureusement – pas ce qui marche pour une présidentielle. Eva Joly est parfois à côté de la plaque, parfois cinglante. Eva Joly est un peu délaissée; les Verts ont passé un accord avec le PS pour les législatives et c'est le seul horizon raisonnable auquel les sympathisants peuvent se raccrocher (la candidate a soufflé au passage à Libération qu'elle accepterait le Ministère de la justice si on le lui proposait). Eva Joly est méconnue. Pour y remédier, Rue 89 a publié lundi une «plongée sous le crâne de la candidate». Où l'on apprend que sa grand-mère ressemblait à Marie Curie ou comment est née son idée de défilés citoyens pour le 14 Juillet.
Tous les six avons de forts liens avec la France parce que nous y sommes nés, nous y habitons ou nous y travaillons. Avec ce blog, nous voulons transmettre une autre vision de l'élection présidentielle française, entre les petites phrases dans les coulisses qui en disent long, les propositions qui font le buzz, les choses lues, vues ou vécues. Des événements parfois minuscules, parfois immanquables, qui complètent le récit officiel des partis et des meetings. La campagne, côté jardin.